Jacques-Henri Eyraud a évoqué l’impact sur l’OM de la crise économique provoquée par le coronavirus. Il a souligné le rôle tenu par Frank McCourt, pour maintenir le club hors de l’eau.

Jacques-Henri Eyraud

“C’est une situation inouïe, effectivement. On n’est arrivés dans cette pandémie avec aucun euro de dette à notre bilan, sauf la dette d’actionnaire de Frank McCourt, qui l’a convertie à hauteur de plus de 100 M€ en capital (Frank McCourt a converti en capital 132 M€ de compte courant. Pour éponger les déficits du club, l’actionnaire a ainsi renoncé à être remboursé sur cette somme qu’il avait investie dans la société SASP OM). Avec le Covid et Mediapro, nous avons grosso modo 65 % de notre chiffre d’affaires qui s’envole en l’espace de quelques mois. Notre atout, c’est Frank McCourt. Il est le premier investisseur de Marseille, de très loin. Il a investi plus de 350 M€ à l’OM en quatre ans. Il faut accélérer davantage la diversification des ressources des clubs, on ne peut plus s’appuyer uniquement sur la billetterie et les droits télé. Il faut travailler aussi sur une modération salariale”, a déclaré le président marseillais lors d’un entretien donné à L’Équipe.

“Il va falloir rembourser la dette sur plusieurs saisons”

Il a également indiqué que le club s’était endetté : “Dans la première hypothèse, on était sur des pertes entre 40 et 50 M€ sur la billetterie. Un autre critère sera important : retrouvera-t-on un marché des transferts plus ou moins normalisé l’été prochain ? Concernant Mediapro, l’impact est plus lourd encore puisque, pour compenser la perte de recettes, la Ligue comme le club se sont endetté, et cette dette, il va falloir la rembourser sur plusieurs saisons.”

Pour rappel, le club marseillais a déposé un recours devant le TAS afin de faire annuler les sanctions du fair-play financier.