FIFA : Infantino n’est pas chaud pour sanctionner les clubs de la Super League

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a donné son sentiment sur la possibilité de sanctions infligées à l’encontre des douze clubs fondateurs de la Super League.

Gianni Infantino, FIFA

S’il a condamné le projet depuis écarté, le patron de l’instance mondiale ne croit pas qu’il faille condamner les équipes initialement présentes dans la procédure, à savoir six clubs de Premier League (Manchester City, Liverpool, Manchester United, Chelsea, Arsenal, Tottenham), trois clubs de Liga (Real Madrid, FC Barcelone, Atletico Madrid) et trois clubs de Serie A (Juventus Turin, Inter Milan, Milan AC).

« Certaines actions devraient avoir des conséquences et chacun doit assumer ses responsabilités, mais… il faut toujours faire attention quand on parle de sanctions. De quelles sanctions parle-t-on ? C’est vite dit qu’il faut punir. C’est même populaire – ou populiste – parfois. Mais il faut aussi réfléchir aux conséquences d’éventuelles sanctions : en punissant par exemple un club, vous punissez aussi des joueurs, des entraîneurs, des fans, qui n’y sont pour rien, a-t-il lancé dans les colonnes du journal L’Equipe. Il appartient en premier lieu aux instances nationales, ensuite aux Confédérations, dans ce cas l’UEFA, et seulement après à la FIFA de prendre les mesures appropriées. C’est ainsi que la pyramide du football est bâtie. Ceci dit, je préfère toujours privilégier le dialogue par rapport au conflit, même dans les situations les plus délicates. Et surtout, il faudrait éviter de parler de guerre quand on parle de football et quand le monde souffre d’une pandémie sans précédent. »