L’OM dos à la montagne grecque

Pour son entrée en Ligue des champions, l’Olympique de Marseille se rend sur la difficile pelouse de l’Olympiakos le Pirée, ce mardi à 20h45. Dans les affres du classement en Ligue 1 après une énième défaite concédée sur sa pelouse face à Rennes (0-1), l’OM n’a pas le droit de se louper, qui plus est face à un adversaire à sa portée. Sur le papier du moins…

Didier Deschamps

Un club en crise dans un pays en crise. Quoi de plus logique pour l’Olympique de Marseille que de débuter son périple européen en Grèce. Annoncés parmi les favoris pour le titre en Ligue 1, les Olympiens ont commencé leur exercice de la pire des manière – il faut remonter à 2006 pour voir pareils débuts – en ne parvenant tout bonnement pas à gagner un seul de leurs matchs, si on excepte le Trophée des champions face à Lille (5-4). Trois nuls face à Sochaux (2-2), Auxerre (2-2) et Saint-Etienne (0-0), deux défaites contre Lille (3-2) et Rennes (0-1) et voici les hommes de Didier Deschamps aux portes de la relégation, pointant déjà à 9 points du leader, Montpellier. Un gouffre.

Qualifiée directement pour la Ligue des champions grâce à sa deuxième place de l’an passé, la formation marseillaise se rend en Grèce, à l’Olympiakos plus précisément, avec le moral dans les chaussettes. L’entraîneur basque, la tête basse après la défaite au Vélodrome contre une équipe de Rennes réaliste, envisage quelques changements, peut-être tactiques, mais qui seront certainement plus dues aux absences d’André Ayew, voire de Mathieu Valbuena, toujours incertain, qu’à une réelle nécessité : “Changer le système de jeu, je dois avouer que j’y ai déjà pensé ce soir (samedi soir, ndlr). C’est une solution. Mais dans des périodes difficiles, il vaut mieux avoir des repères. Le plus dur c’est de faire passer la déception. On est dans un tunnel sombre. Ce n’est pas facile mais il faut faire en sorte de s’en sortir et d’aller à Athènes avec toute une force.” Marseille devrait donc étrenner son traditionnel 4-3-3 avec certainement une attaque recomposée, Loïc Rémy et Morgan Amalfitano tiennent la corde, en cas d’absence de Mathieu Valbuena, alors qu’un doute subsiste sur André-Pierre Gignac, également incertain.

La politique de la rigueur contre la crise

Pour entrevoir la lumière, les Olympiens seraient bien tentés d’imiter les anciens clubs français passés par le Stade Karaïskakis. En effet, lors des quatre dernières confrontations, l’Olympiakos a été défait à quatre reprises, deux fois par l’OL et par les Girondins de Bordeaux. Et en dépit d’une forme loin d’être optimale, doux euphémisme, le club français aspire toutefois la crainte du côté du club grec, comme l’a expliqué à nos confrères de la Provence l’ancien Lyonnais Jean II Makoun, arrivé cet été en provenance d’Aston Villa : “Tout le monde connaît la qualité des joueurs de l’OM. Si ça ne fonctionne pas bien, ils peuvent récupérer tout leur talent sur un match. J’espère qu’ils ne se remettront pas en marche contre nous.”

Si Benoît Cheyrou estime sur le site de l’OM que “personne n’a peur d’aller jouer là-bas”, le club olympien serait bien tenté de franchir avec succès ce premier col de petite catégorie, Arsenal et le Borussia Dortmund les attendant juste après. Avec également le match de l’Olympique Lyonnais dimanche prochaine à Gerland dans les têtes, Marseille est, déjà, à un tournant de sa saison. En cette période de crise, la stratégie est à la rigueur. Il va falloir que la défense et l’attaque de l’OM en retrouvent pour éviter le krach sportif au pied de la montagne grecque. Ou quand Marseille peut avoir une dette envers la Grèce, en somme…

 

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