Gomis n’est plus une petite panthère

A 26 ans, Bafetimbi Gomis a évidemment acquis une forme de maturité au fil de ses années de footballeur professionnel. Aujourd’hui, l’attaquant de l’Olympique Lyonnais est devenu responsable dans tous les sens du terme.

Bafetimbi Gomis

Un début de saison tonitruant. L’ancien joueur de l’AS Saint-Étienne a été très efficace lors des premiers matches de cet exercice 2011/2012. En effet, celui que l’on surnomme la panthère a inscrit 9 buts en 17 matches toutes compétitions confondues. La cerise sur le gâteau pour lui a bien évidemment été sa convocation en équipe de France pour les deux derniers matches des éliminatoires de l’Euro 2012 contre l’Albanie (3-0) et la Bosnie (1-1). Aujourd’hui, le footballeur d’origine sénégalaise sait ce qu’il doit à ceux qui l’ont recadré lorsque le besoin se faisait sentir.

“Mon père me frappait quand je déconnais. Des fois, il est même venu au centre de formation quand je n’étais pas sérieux. J’ai eu une éducation très stricte, à l’africaine et aujourd’hui on ne peut plus faire ça”, a-t-il reconnu pendant une interview retranscrite sur le site du quotidien Le Progrès. Malgré cela, Bafetimbi Gomis estime que ces moments difficiles lui ont permis de mûrir plus rapidement. “Je ne le remercierai jamais assez. Il m’a appris à me tenir, à être présentable, reconnaissant. Mes parents ont vu dès l’enfance que c’est moi qui pouvait sauver la famille en faisant quelque chose dans le foot. Au-delà de ce que j’ai pu gagner, ils ont fait de moi un homme responsable”, a-t-il souligné.

Ne plus jeter l’argent par la fenêtre

Alors qu’il était en train de faire “son trou” à l’AS Saint-Étienne, Bafé a eu “la folie des grandeurs” sur le plan financier. Encore une fois, le natif de La Seyne-sur-Mer a été bien entouré. “J’ai eu des problèmes financiers quand j’avais 17-18 ans. J’étais trop généreux, je n’avais pas appris à me protéger. Ma maman à Saint-Étienne (une amie) m’a appris à gérer mon argent avec rigueur. Je vivais à l’africaine, sans me soucier du lendemain. Je ne la remercierai jamais assez. Je gère ma vie comme une entreprise avec des gens qui s’occupent de moi. J’ai un budget que je réserve à ma famille. Ça a été aussi un déclic pour le football quand je n’ai plus eu ces soucis d’argent.”

Malgré cette attitude de bon père de famille, Bafetimbi Gomis se fait plaisir de temps en temps en achetant par exemple des vêtements. “C’est ma drogue. Ma copine commence à râler parce qu’on n’a plus de place à la maison. Ce n’est pas de l’arrogance. J’aime ça, je le fais pour moi”, a-t-il expliqué. En revanche, l’attaquant de l’OL est presque désolé d’avoir une voiture de luxe qui lui a coûté très cher. “J’ai une Bentley, un rêve, un mélange de sport et de classe. Ça me dérange parfois. Je veux enlever le cliché du footeux. Je préfère rouler avec la voiture du club”, a-t-il reconnu.

Même s’il n’est pas prêt de ranger pour de bon les crampons au vestiaire, l’international français (6 sélections, 2 buts) songe déjà à son après-carrière. “J’aimerais bien travailler dans le foot, redonner ce que l’on m’a appris en étant entraîneur, auprès des jeunes, dans une cellule de recrutement, ou agent. Le sport c’est aussi une aventure humaine.” Espérons pour lui et les Gones que cette aventure va permettre de remporter des trophées en fin de saison.

 

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