L’OM repart de l’Emirates Stadium ce mardi soir avec le point du nul (0-0) lors de la 4e journée du groupe F de la Ligue des champions après un match très solide défensivement. Au classement, l’OM reste deuxième et peut se qualifier en cas de succès face au Pirée dans trois semaines.

Loïc Rémy; André Santos

Un goût d’inachevé. Voilà le sentiment qui prédomine après le match de l’Olympique de Marseille à l’Emirates Stadium contre Arsenal. Depuis le coup d’envoi de la saison, jamais l’OM de Didier Deschamps s’était montré aussi costaud défensivement 90 minutes durant face, il faut le dire, à une formation d’Arsenal en panne d’inspiration.

Didier Deschamps, à qui on prêtait l’intention de jouer la sécurité avec le retour du traditionnel 4-3-3, a finalement pris tout le monde de court en optant pour le 4-4-2 qui avait déjà fait bonne impression, offensivement du moins, en L1 ces dernières semaines. 1ère victime de ce choix tactique, Lucho Gonzalez, qui débutait la rencontre depuis le luxueux banc de touche de l’Emirates Stadium et voyait ainsi à sa place Benoît Cheyrou prendre l’entrejeu olympien en compagnie d’Alou Diarra, de retour dans un rôle de sentinelle. Rémy débutait étrangement côté droit, laissant l’axe aux deux Ayew, Jordan et André.

A l’OM le ballon, à Arsenal les contre-attaques

Et Marseille, fort d’une force de frappe offensive importante avec ce schéma, se créait la première occasion de la partie, avec une “Madjer” de Jordan Ayew consécutif à un centre de son frère André (première). Plus haut sur le terrain face à des Gunners apathiques, l’OM commençait la partie tambour battant et André Ayew, après un excellent centre de Loïc Rémy, était tout proche d’ouvrir la marque (cinquième). Ce même Rémy profitait également d’un une-deux avec Cheyrou pour se mettre en avant mais sa frappe passait de peu à côté du but de Szczesny (24e). Mais le 4-4-2 avait pour défaut de voir son équipe parfois coupée en deux, et laissait ainsi Arsenal prendre ses aises, notamment sur contre-attaque.

Car pour sa part, les Gunners, aussi imprécis soient-ils dans leurs transmissions, se montraient dangereux dès qu’il fallait remonter le ballon rapidement. Steve Mandanda devait d’ailleurs s’employer sur des frappes croisées de Theo Walcott (neuvième) ou sur une tentative de Ramsey qui passait de peu à côté du but (21e) après une montée ravageuse d’André Santos. Arsenal, malgré des carences évidentes défensivement, pouvait à tout moment mettre en difficulté des Marseillais pas assez incisifs et auteurs par moment de déchets techniques. Et la moindre erreur des Olympiens se payait cash avec des banderilles londoniennes qui arrivaient par vague comme sur cette frappe de Gervinho, bien détournée par Mandanda (29e). Mais l’OM tenait bon et rentrait logiquement avec un score nul et vierge à la pause.

Une défense de fer

On a eu quelques opportunités où on aurait pu aller un peu plus au bout. Il faut faire attention, surtout aux erreurs de transmission, ça repart vite. Ils se projettent très vite vers l’avant.” analysait d’ailleurs justement Didier Deschamps juste après le retour des vestiaires. Et le second acte repartait sur des bases similaires avec des Canonniers profitant des petites erreurs techniques françaises pour lancer des banderilles. Mais l’OM, en difficulté les dix premières minutes, revenait bien dans la partie et occupait la moitié de terrain d’Arsenal grâce à une arrière-garde très solide avec N’Koulou, Diawara et, surtout Fanni qui se montraient impériaux. Sentant le vent tourner, Arsène Wenger décidait de lancer au bout d’une heure de jeu sa vedette Robin van Persie à la place de Park, insipide sur le front de l’attaque.

Didier Deschamps, vraisemblablement satisfait du match nul qui se profilait, décidait de sortir Loïc Rémy et Mathieu Valbuena pour faire rentrer Morgan Amalfitano et Lucho Gonzalez pour densifier son milieu. A raison puisque l’OM prenait l’avantage en fin de période avec une mainmise sur le ballon mais, malheureusement, les actions n’aboutissaient pas avec un Jordan Ayew trop tendre sur le front de l’attaque. Au final, l’Olympique de Marseillais repartait de l’Emirates Stadium avec “le cul entre deux chaises” ; entre le sentiment du devoir accompli avec ce point du nul obtenu, et la déception de ne pas avoir pris plus face à une équipe d’Arsenal qui n’aura pas eu le rendement de Stamford Bridge. Mais, parfois, il faut savoir se contenter de peu…