Les Bleus frappent fort
La sélection française est allée dominer l’Allemagne à Brême (1-2), ce mercredi, en amical. Bien que bougés par des Allemands qui étaient invaincus depuis onze matchs, les Tricolores ont trouvé la faille dans les deux mi-temps, grâce à Giroud (21e) et Malouda (68e), servis à chaque fois par Debuchy. S’ils n’ont pas vraiment convaincu malgré du mieux dans le jeu proposé, les Bleus poursuivent leur série d’invincibilité et s’offrent une rencontre gagnée de prestige.
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Laurent Blanc voulait éviter une correction. Le voilà rassuré. S’il ne l’a peut-être pas été dans le fond, le sélectionneur peut souffler : sa formation a prouvé, après s’être payé les scalps de l’Angleterre (1-2) et du Brésil (1-0) l’an dernier, qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures nations au monde avec sa victoire de ce soir en Allemagne. Contre la deuxième nation au tableau, les Bleus n’ont peut-être pas livré une énorme prestation. Il suffit de comparer le nombre d’occasions des deux côtés pour vérifier que la Nationalmannschaft est tombée sur un Lloris des grands soirs. Mais, comparé aux matchs soporifiques de novembre, face aux USA et la Belgique, il y a eu du mieux dans cette équipe. Et c’est surtout grâce à l’impulsion des petits nouveaux (Debuchy, Giroud) ou des revanchards (Valbuena, Mexès), qui ont offert un succès de prestige à de l’équipe de France à qui il reste du chemin à parcourir d’ici le voyage en Ukraine et en Pologne en juin prochain.
Devant au score mais bousculés
Force est néanmoins de constater que les Bleus ont tenu bon. Ils ont tout d’abord parfaitement lancé le match, grâce au premier but de Giroud pour sa 1ère titularisation. Le Montpelliérain, parfaitement servi par Debuchy sur un contre (21e, 0-1), a marqué des points en l’absence de Benzema et Rémy. Ce but a eu le mérite de réveiller les joueurs de Joachim Löw, peut-être endormis par le peu d’ambiance à Brême. Les Tricolores ont ainsi pu compter sur un Lloris en état de grâce. Le nouveau capitaine tricolore a sauvé les siens devant Reus (30, 56e), Klose (32e, 40e), tandis que son poteau a repoussé une tête de Badstuber (32e), et qu’Özil (46e, 57e) ou Müller (67e) se sont montrés trop maladroits. Au bord de la rupture contre la vivacité des joueurs offensifs allemands, dominés dans l’entrejeu, les Bleus ont su faire le dos rond et s’appuyer sur leur dernier rempart pour sortir petit à petit la tête de l’eau.
Malouda tue le match
Mieux entrés dans le second acte, à l’image d’un Valbuena qui a su faire oublier le nouveau match loupé de Ribéry, touché et remplacé à la pause, ou de Nasri transparent en tant que meneur, les Tricolores ont retrouvé un certain allant offensif. Debuchy, de loin (54e), puis Giroud (57e) amenaient le danger sur le but de Wiese. Valbuena, par deux fois, étaient de son côté trop court pour faire la différence (63e, 65e). Profitant de leur bonne phase, les Bleus allaient finalement tuer le match sur une nouvelle montée victorieuse de Debuchy, très en vue dans son couloir droit. Le Lillois centrait fort et Malouda profitait d’un cafouillage pour pousser le ballon dans les filets (0-2, 69e). L’Allemagne ne se relevait pas de ce nouveau but et se montrait moins dangereuse, voyant du même coup sa série de onze matches sans connaître la défaite prendre fin. Et ce malgré un but en fin de match de Cacau, bien servi par Müller (90e +1), qui intervenait trop tard pour changer le cours de la rencontre. L’équipe de France n’a quant à elle plus perdu depuis 18 matches de rang et repart de Brême avec un peu de plus de certitudes. Et c’est bien là tout ce qu’on retiendra.