Paris lâche du lest
Le PSG a été accroché par Bordeaux (1-1), ce dimanche, en clôture de la 29e journée de Ligue 1. Diabaté avait sanctionné le manque d'imagination et de maitrise des Parisiens (77e), avant qu'Hoarau n'enfile une fois encore sa tenue de sauveur pour permettre aux siens de prendre un point (80e). Paris abandonne toutefois sa place de leader à Montpellier à la faveur d'une moins bonne différence de buts.
Sale semaine pour le Paris Saint-Germain. Après avoir concédé sa première défaite sous la houlette de Carlo Ancelotti face à Lyon en Coupe de France mercredi (1-3), le club de la capitale a enchainé avec une nouvelle contre-performance au Parc des Princes qui lui fait perdre la tête du championnat. Ce dimanche, c'est Bordeaux qui est reparti de la capitale avec un bon point (1-1), à l'occasion de la 29e journée de Ligue 1. Un résultat loin d'être illogique, tant les Parisiens auront peiné dans le jeu contre des Girondins très disciplinés tactiquement. Carlo Ancelotti a pourtant tout essayé, testant pas moins de trois systèmes de jeu durant la rencontre. Une preuve criante de son manque de solutions. Disposée d'entrée dans le 4-2-3-1 des dernières semaines qui a fait ses preuves, son équipe n'a que trop peu amené le danger et fait le jeu, se cassant irrémédiablement les dents sur l'arrière-garde aquitaine. Bien regroupé, avec sa défense à 5 renforcée dans l'axe, Bordeaux maitrisait bien les rares attaques parisiennes. Seul Alex, de la tête suite à un coup franc, avait fait frissonner le Parc (24e), tandis que Sirigu devait s'employer devant Plasil (29e).
Bordeaux glace le Parc
Lassé du manque d'imagination et de maitrise de son équipe, en difficulté dans l'entrejeu, Ancelotti apportait un premier remaniement tactique à la pause, avec l'entrée de Matuidi à la place de Ménez, touché, et le retour au 4-3-2-1. L'Arbre de Noël, système utilisé par le technicien italien à son arrivée, permettait à Paris de reprendre la main sur le jeu. Et le PSG d'enfin cadrer sa première frappe, par Sissoko, qui trouvait face à lui un Carrasso inspiré (47e). Bousculé, Bordeaux faisait le dos rond et profitait de chaque offensive pour faire mal. Plasil, encore lui, envoyait une lourde frappe sur la barre de transversale de Sirigu (72e). Le gardien parisien devait toutefois s'incliner moins de cinq minutes plus tard. Maurice-Belay profitait d'un mauvaise alignement de la défense parisienne pour servir sans opposition Diabaté, qui jetait un froid en ouvrant le score (77e, 0-1). Avant cela, Ancelotti avait décidé de changer une fois encore son fusil d'épaule et de faire entrer Gameiro en lieu et place d'un Nenê décevant, passant alors en 4-4-2 avec le duo Gameiro-Hoarau en pointe.
Hoarau, sauve (encore) le PSG
Comme ces dernières semaines, Paris allait prouver sa capacité de réaction grâce à Hoarau. Servi par Bodmer, le Réunionnais lâchait une lourde frappe à l'entrée de la surface qui faisait mouche, après avoir été touchée par Carrasso et la barre transversale (81e, 1-1). Malgré une énorme occasion de Diabaté juste après l'égalisation parisienne (82e), les deux équipes partageaient finalement les points dans une fin de match animée. Un résultat qui satisfera Bordeaux, 8e ce dimanche soir mais qui quitte la capitale avec quelques regrets et le sentiment qu'il y avait de la place pour faire mieux. Sous les sifflets de son public et sans convaincre, Paris lâche deux points et surtout son fauteuil de leader. Victorieux de Saint-Etienne samedi, Montpellier reprend les commandes du championnat à la faveur d'une meilleure différence de buts (+26 contre +23). Le mano a mano entre les deux équipes promet d'être intense ces prochaines semaines. Mais Paris va désormais devoir rapidement rebondir après ces deux faux-pas s'il ne veut pas terminer la saison bredouille…