La Fiorentina viserait-elle le Scudetto ?
Avec un recrutement astucieux (Aquilani, Rodriguez ou encore Valero), un entraîneur revanchard (Vincenzo Montella) et un championnat ouvert, la Fiorentina a des arguments à faire valoir. Serait-il présomptueux de prétendre au titre de champion d’Italie ? Pas tant que ça ! Explications.
Alberto Aquilani, la cerise sur la gâteau
A un mois de la fin du marché des transferts, la direction de la Viola a réalisé quelques changements pour les moins intéressants. A commencer par le banc ! Après une saison prometteuse du côté de Catane (11e de la dernière Serie A), l’ex-technicien de l’AS Rome, Vincenzo Montella, 38 ans, a été recruté. L’ancien avant-centre de la Squadra Azzurra espère, avec la Fiorentina, s’inscrire enfin dans la durée et suivre la voie tracée par d’autres jeunes entraîneurs de talent, tels qu’Antonio Conte (Juventus Turin) et Pep Guardiola (FC Barcelone). Mais pour y parvenir, Montella devait définir, avec sa direction, des pistes pour remodeler un effectif qui a terminé péniblement le dernier championnat d’Italie (13e, à 10 points des places européennes). Ainsi, pour entamer au mieux les travaux, les Gigliati ont tenté de conserver, coûte que coûte, leur jeune talent monténégrin, Stevan Jovetic, 23 ans, auteur de 14 buts en 27 matches de Serie A lors de l’exercice 2011-2012. Le joueur, courtisé notamment par Chelsea, a envie de continuer sa mutation sous les ordres de Montella.
Le technicien italien s’est également penché sur les arrivées, privilégiant l’expérience. Ainsi, le technicien romain et ses responsables ont réussi à attirer, à moindre frais, le défenseur central Gonzalo Rodriguez, les milieux de Villarreal, Borja Valero et du Sporting Portugal, Matias Fernandez, sans oublier l’attaquant de l’Ajax Amsterdam, Mounir El Hamdaoui. A cette belle brochette est venue s’ajouter, ce vendredi, le milieu international italien, Alberto Aquilani, 28 ans, devenu indésirable du côté de Liverpool. Pas encore officialisée, l’arrivée de l’ancien joueur du Milan AC et de la Juventus Turin a été cependant confirmée, ce vendredi matin en conférence de presse, par le président de la Fiorentina, Andrea della Valle : “Nous avons pris Aquilani”.
Vincenzo Montella, une revanche à prendre
Reste à savoir si la mayonnaise va prendre. En effet, séparée, entre autres, des Amauri et Montolivo, la Fiorentina s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire, laissant les pleins pouvoirs à l’un des entraîneurs italiens les plus prometteurs, Vincenzo Montella. Passé cinq mois par l’AS Rome (février-juin 2011), où il avait été remercié pour céder la place à l’Espagnol Luis Enrique, l’Italien a confirmé avec la modeste formation de Catane la saison passée, qui avait fini avec deux points d’avance sur la Fiorentina en championnat et longtemps candidate à la Ligue Europa. Charismatique, fin tacticien, Montella a enfin les cartes en main pour pouvoir porter la Viola au firmament, elle qui n’a plus rien remporté depuis 2001 et une Coupe d’Italie.
Une Viola candidate au Top 3 ?
Outre son recrutement judicieux, et loin d’être terminé, et son entraîneur aux dents longues, la Fiorentina pourrait bénéficier d’un championnat à l’issue pour la moins incertaine. Actuellement, la Juventus, championne la saison passée, est ébranlée par l’affaire dite du Calcioscommesse, qui pourrait voir son entraîneur, Antonio Conte, éloigné des terrains pendant plusieurs mois. Du côté du Milan AC, dernier club en date d’Aquilani, l’horizon est on ne peut plus flou depuis les départs de Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic vers le Paris-SG. Enfin, la Lazio Rome, l’AS Rome ou encore Udinese, premier adversaire de la Fio version 2012-2013, devraient se tirer la bourre pour les places européennes avec des effectifs comparables à celui des Florentins. Peut-on de nouveau se mettre à rêver de titre du côté de la Toscane? Certainement.