Kembo-Ekoko et son départ controversé à Al-Aïn
Pendant le marché des transferts estival, Jirès Kembo-Ekoko a vraiment fait un choix surprenant, sur le plan sportif, en acceptant de s’engager en faveur d’Al-Aïn, un club basé aux Émirats arabes unis. Les supporters de Rennes considèrent que l’attaquant est un mercenaire attiré par l’argent. L’intéressé a tenté de se défendre comme il pouvait…

Un départ express qui a fait jaser. La plupart des membres du club rennais n’arrivent vraiment pas à accepter le fait que Jirès Kembo-Ekoko ait rejoint Al-Aïn cet été même si cela a permis de récupérer une indemnité d’environ 4 millions d’euros. Pour eux, l’attaquant a fait un mauvais choix de carrière en étant aveuglé par les pétrodollars proposés par le club émirati. Il est vrai qu’on peut se dire qu’à 24 ans, le joueur qui a inscrit 13 buts en 42 matches la saison passée risque de “s’enterrer” là-bas alors que sa carrière est encore loin d’être terminée. Par le biais du site officiel de l’écurie bretonne, Jirès Kembo-Ekoko a souligné qu’il a vraiment du mal à se dire qu’il quitte les Rouge et Noir.
“Je réalise petit à petit que je pars. Cela me fait bizarre, a-t-il assuré. Le grand regret que j’ai, c’est de ne pas avoir pu dire au revoir aux supporters. Je suis ici chez moi et partir comme ça, un peu comme un voleur, ce n’est pas mon style. Le Stade Rennais m’a beaucoup donné et j’ai été très heureux de porter ce maillot.” Du coup, Jirès Kembo-Ekoko a tenu à remercier “beaucoup de personnes” qui ont énormément compté pour lui (Frédéric Antonetti, Jean-Marie de Zerbi, Patrick Rampillon, Pierre Dréossi, Laurent Huard et Philippe Bizeul qui est désormais entraîneur adjoint à Valenciennes) en n’oubliant pas “tout le personnel administratif, le staff technique et médical”.
L’argent a beaucoup compté mais…
A la question de savoir pourquoi il a rejoint Al-Aïn, Jirès Kembo-Ekoko a reconnu qu’il pouvait difficilement refuser le pactole émirati. “On ne va pas se mentir l’aspect financier est important. Mais dans nos carrières, on est amené à faire des choix.” Avant de mettre les voiles, le natif de Kinshasha songeait à prolonger son contrat. Mais malheureusement, lui et les dirigeants n’ont pas réussi à trouver un accord. “Il y a eu des discussions avec le Stade Rennais qui étaient bien avancées. Maintenant, cela ne s’est pas fait. C’est mon choix et je l’assume.” Pour conclure, Jirès Kembo-Ekoko a fait savoir que le Stade Rennais reste encore et toujours son “club de coeur”. Pas sûr que cela soit suffisamment convaincant pour faire remonter sa cote de popularité au Stade de la route de Lorient…