Loin d’être titulaire au Real Madrid, le milieu offensif, Kaká, 30 ans, retrouve une cote de popularité très forte auprès de son sélectionneur et de ses partenaires au Brésil. Sera-t-il le guide de la jeune génération pour le Mondial 2014 ? Son rayonnement est de plus en plus fort. Explications.

Kakà

Les militants de Kaká sont nombreux

Depuis plusieurs mois, le Brésil se cherche un guide pour conduire la Seleção dans les meilleurs conditions lors de “sa” Coupe du Monde, en 2014. “Kaká est l’idole de tous, il n’y a pas de secret. Je ne le connais pas encore. Ca sera la première fois que je le rencontrerai. Son expérience peut beaucoup nous aider”, a déclaré en début de semaine l’attaquant vedette de la sélection auriverde, Neymar, 20 ans. Seul Ballon d’Or (en 2007) du groupe brésilien appelé pour défier l’Irak en amical, Kaká n’est pas seulement sollicité par ses compatriotes évoluant en Amérique du Sud. “Nous sommes tous très heureux de cette convocation. Je pense qu’il aurait dû être appelé bien avant. Je pense que cela lui aurait permis de revenir plus rapidement en forme. Quand vous avez été élu meilleur joueur du monde (2007), c’est qu’il y a une raison”, s’est réjoui pour sa part le défenseur central de Chelsea, David Luiz. “Nous espérons que l’arrivée de Kaká apportera de l’expérience et de la qualité au groupe”, a ajouté un autre joueur des Blues, Ramires. Et pourtant, sur le Vieux Continent, l’ancien joueur de São Paulo est loin de faire l’unanimité, notamment aux yeux de son mentor au Real Madrid, José Mourinho.

Quelle est la vraie cote de Kaká ?

A 30 ans, Kaká fait figure d’énigme. Elevé au rang de star mondiale lors de son passage au Milan AC (entre 2003 et 2009), l’international auriverde (82 sélections) est un talent parmi les talents dans les rangs du Real Madrid. Pire, depuis sa coûteuse arrivée dans la capitale espagnole [pour 65 millions d’euros, ndlr.], le Ballon d’Or est plus souvent remplaçant que titulaire faisant, dans le meilleur des cas, office de joker. Et l’arrivée, l’été dernier, du prodige croate, Luka Modric, en provenance de Tottenham, n’a pas renforcé sa position chez les Merengue. Depuis le début de la saison, Kaká n’a disputé que 2 rencontres de Liga et une de Ligue des champions.

Aussi brillant qu’inconstant, Kaká fait figure de second couteau au Real, devant jouer des muscles, à l’instar de Mesüt Özil, pour se faire une place dans l’entrejeu. Une situation préjudiciable pour prétendre à un rôle de meneur en Seleção ? “Le fait que Kaká soit titulaire ou non en Seleção ne dépend pas de sa situation au Real Madrid. En sélection, il sera comparé aux autres joueurs. Ce qu’il vit au Real est le problème de Mourinho”, a témoigné, ce jeudi, le sélectionneur brésilien, Mano Menezes, qui devrait le titulariser pour le match contre l’Irak, aux dépens de Lucas, qui rejoindra le Paris-SG en janvier. Sur le marché des transferts, Kaká reste attractif (Paris-SG, Milan AC, Tottenham, Galatasaray) mais son salaire de Ballon d’Or [10 millions d’euros net par an, ndlr.] constitue un vrai frein. Titulaire en sélection et remplaçant en club ? Une situation paradoxale que partagent également le Français Hugo Lloris (Tottenham) ou encore l’Uruguayen Diego Lugano (PSG).