Nasri a encore des Bleus à l’âme
Hier (lundi), le manager de Manchester City, Roberto Mancini, a pointé du doigt Samir Nasri. L’Italien juge que le milieu de terrain est beaucoup trop irrégulier depuis le coup d’envoi de la saison. Et si le “mal” venait de l’Euro 2012, et de sa suspension, pour le natif de Marseille ?
Une sanction qui l’a vraiment affecté. Le 27 juillet dernier, la Fédération Française de Football avait décidé d’infliger une suspension de trois matches à Samir Nasri. Après avoir entendu le milieu de terrain des Bleus pendant une demi-heure, cette dernière avait jugé qu’il était logique de le sanctionner, après l’Euro, pour le motif suivant : “insultes à la presse”. Depuis cette date, le footballeur âgé de 25 ans n’a pas été convoqué une seule fois en équipe de France par le sélectionneur Didier Deschamps qui a succédé à Laurent Blanc. Avec le recul, le joueur de Manchester City a le sentiment que son irrégularité chronique de l’autre côté de la Manche est liée à cette suspension qui l’a clairement éloigné des Bleus. “Après l’Euro, l’impact médiatique a été très difficile à digérer. Je dirais que ça a un peu plombé ma saison.”, a-t-il admis sur la chaîne beIN SPORT. Le footballeur formé à l’OM estime qu’il a sans doute commis une erreur en se murant, ou presque, dans le silence sans faire d’excuses publiques. “J’ai mal géré la situation, je le reconnais. J’aurais dû faire mon mea culpa, je me suis renfermé et avec le recul, je me rends compte que j’ai eu tort”, a-t-il martelé. Samir Nasri croise les doigts afin de revenir dans le bon wagon pour disputer le Mondial 2014 avec l’équipe de France si cette dernière parvient, évidemment, à se qualifier pour ce rendez-vous planétaire. “Cela reste quelque chose de très important quand on est footballeur de haut niveau. C’est le summum. La Coupe du monde ou l’Euro sont des compétitions que je rêvais de jouer quand j’étais gosse.”
Un cap à passer sur le plan mental
Pour faire son come-back à Clairefontaine, le milieu sait pertinemment qu’il doit être beaucoup plus régulier au sein de l’équipe des Citizens et disputer le plus de matches possibles jusqu’à la fin de la saison. “Il faut être réaliste, être performant en club et titulaire tous les week-ends. Après on pourra repenser à l’équipe de France.” Samir Nasri a compris qu’il n’a plus le droit à l’erreur à ce stade de sa carrière. Il a conscience que son comportement doit être exemplaire à tous les niveaux. “Mon passé est différent des autres joueurs. Je dois être exempt de tout reproche dans mon club.” Par ailleurs, il croit que lui et les autres “surdoués” de la fameuse génération 1987 (Benzema, Ménez et Ben Arfa), qui traversent tous une période plus ou moins difficile, doivent faire un gros travail sur le plan mental pour briller au haut niveau.“On a tous des trajectoires un peu différentes et similaires au final. C’est une génération talentueuse mais qui est un peu fragile mentalement et psychologiquement”, a-t-il reconnu. Malgré cela, Samir Nasri rêve qu’un jour, ou l’autre, tous les joueurs concernés forment “le noyau dur de l’équipe de France”. C’est tout le “mal” qu’on souhaite à ces joueurs qui ont été propulsés très tôt sur le devant de la scène avant de connaître, chacun leur tour, plusieurs désillusions sur et en dehors des terrains.