Le président du Real Madrid, Florentino Perez, a lancé une véritable attaque en règle envers l’AS Monaco et le PSG ainsi que les clubs bénéficiant de propriétaires richissimes. Ils leurs reprochent de dépenser plus qu’il ne gagne. Ce qui est vrai dans l’absolu, mais le président madrilène oublie qu’il en faisait de même auparavant, contrairement à ce qu’il vient de déclarer.

Florentino Perez

Dans un média uruguayen Gol Caracol, le président du club espagnol critique les clubs bénéficiant de l’apport de richissimes propriétaires : “La différence entre mon club et Monaco, c’est que le Real ne dépense pas plus que ce qu’il ne gagne, conformément au fair-play financier. C’est important car si l’actionnaire s’en va, le club est mort. Mais aujourd’hui, des étrangers qui ont beaucoup d’argent investissent dans des clubs et montent des équipes comme Chelsea, Manchester City ou le PSG. C’est une forme de concurrence déloyale, notamment à propos des salaires” a-t-il déclaré.

Florentino Perez deviendrait-il amnésique, lui qui a fait emprunter à son club des fortunes pour se payer les Beckham ou autre Zidane ? Pour rappel, le club dépense depuis des décennies des sommes supérieures à ce qu’il gagne, grâce notamment aux emprunts bancaires garantis, entre autres, par son président, qui est également le PDG d’une entreprise de construction, qui développe un chiffre d’affaires estimé à 111 milliards dans le monde et qui est proche de la banque Santander en Espagne. Ce qui lui permet d’avoir des taux d’emprunts très bas contrairement à d’autres clubs de Liga.

Faut-il rappeler également qu’après l’ère “galactique” et son premier passage en tant que président, le club était au bord de la faillite et n’avait été sauvé que grâce à la volonté de la mairie de Madrid qui avait racheté le centre d’entraînement du grand club espagnol ? Ce qui lui avait permis de payer la moitié de sa dette estimée à l’époque à 900 millions d’euros. Sans parler des dettes fiscales que le fisc espagnol ne lui réclame… pas : “À la différence du football anglais, lui aussi très endetté, il existe en Espagne une culture de la permissivité. Les administrations se sont montrées flexibles avec les clubs” déclarait l’année dernière, Carlos Sanchez, économiste local alors que les clubs de Liga cumulaient 490 millions d’euros de dettes fiscales et une dette cumulée de 3,5 milliards d’euros pour les seuls clubs de Liga. Ce qui veut bien dire que ces clubs-là, le Real Madrid compris, dépensent plus que ce qu’ils génèrent en chiffre d’affaires. Mais que l’arrivée du fair-play financier est les obligent à changer leur façon de fonctionner.