Une ancienne star donne la raisons des échecs français en Europe

Cette année encore, l'ensemble des clubs français a déçu sur la scène européenne. Que ce soit en C1, en C3 ou en C4, aucun n'est présent dans le dernier carré.

C'est un refrain qui dure depuis de nombreuses années. Hormis à quelques exceptions près (PSG 2020 en Ligue des Champions, Olympique de Marseille 2018 en Europa League), les clubs français se cassent les dents en Coupe d'Europe et souvent face à des adversaires, a priori, à leurs portées. Pas besoin de remonter bien loin pour s'en rendre compte.

Cette saison par exemple, le PSG s'est arrêté au stade des huitièmes de finale de Ligue des Champions, l'OM a terminé quatrième de son groupe, l'AS Monaco a été sorti par le Bayern Leverkusen, Rennes par le Shakhtar et Nice par le FC Bâle. Qu'est-ce qui cloche avec les écuries de l'Hexagone ? Interrogé par L'Équipe, Dimitar Berbatov, qui a évolué du côté de Monaco, a tenté de donner une explication.

“Il manque de la concentration et de l'expérience”

Le championnat français est de grande qualité et devient plus offensif que par le passé, décrit le Bulgare. Votre pays est un grand réservoir de talents, vous avez tout pour réussir, a relevé l’ancien international bulgare. Mais pour cela, il est essentiel que les clubs français soient présents dans toutes les compétitions européennes afin de gagner en visibilité, en expérience et pour attirer de meilleurs joueurs. J’ai l’impression qu’il manque parfois aux clubs français un peu de concentration et d’expérience lors des matches les plus difficiles et les plus importants.

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En raison de ces piètres résultats, la cinquième place au classement UEFA de la France est menacée par les Pays-Bas, qui ont encore une équipe (l'AZ Alkmaar) en lice en Europa Conference League. Il est primordial pour la Ligue 1 de conserver cette position puisque cela permettra d'envoyer quatre équipes en Ligue des Champions à partir de la saison 2024-2025.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.