Qui sont les nouveaux Bad Boys de la Ligue 1 ?
Joey Barton reparti en Angleterre, le Brésilien Brandao longuement suspendu pour son coup de tête sur Thiago Motta… la Ligue 1 semble désormais dépourvue de ces Bad Boys, qui forgent leur réputation à coup de provocations et de tacles assassins. Malgré tout, certains pensionnaires de l’élite restent dans le collimateur des arbitres pour leur propension à user d’une agressivité démesurée sur les pelouses du championnat. Voici le classement des joueurs les plus sanctionnés cette saison en Ligue 1.

Ismaël Diomandé (ASSE) 10 matches, 6 cartons jaunes, 2 cartons rouges
A 22 ans, l’international ivoirien doit encore apprendre à doser son agressivité sur les pelouses. Champion toutes catégories de l’indiscipline en L1, Diomandé a reçu 10 cartons jaunes… en autant de rencontres disputées cette saison. Certes, Christophe Galtier utilise son milieu de terrain défensif pour apporter de la densité à son entrejeu, et couper les offensives adverses. Mais ce dernier prend parfois sa mission trop à coeur, ce qui le conduit à pénaliser son équipe. Exclu après deux avertissements lors de la 16ème journée face au MHSC, Diomandé a récidivé deux journées plus tard, en laissant ses coéquipiers en infériorité numérique après 37 minutes de jeu, contre Nice.
Jérôme Le Moigne (RC Lens) 15 matches, 6 jaunes, 1 rouge
Plutôt discret, courtois et sympa face aux caméras, l’expérimenté capitaine artésien (31 ans) n’affiche pas vraiment le profil-type du bad boy. Pourtant, le n°6 lensois est parfois contraint ” d’écoper “, lorsque ses jeunes coéquipiers sont mis en difficulté par l’intensité du jeu adverse… quitte à utiliser des moyens pas toujours licite. Averti à six reprises en 15 rencontres, Le Moigne a été exclu lors de la 10ème journée face au PSG (1-3).
Prince Oniangue (Reims) 17 matches, 5 jaunes, 1 rouge
Le Franco-Congolais est un ” beau bébé ” qui affiche 1m90 et 78kg sur la balance. Doté d’une palette technique intéressante, ce pilier du stade de Reims version Jean-Luc Vasseur sait également utiliser son gabarit pour s’imposer dans les duels. Mais la maîtrise n’est pas toujours au rendez-vous, à l’image de la charge grossière sur le Lensois Nomenjanahary, qui lui a valu un exclusion après vingt minutes de jeu lors de la quatrième journée.
Marco Verratti (PSG) : 6 jaunes, 16 matches
Après deux premières saisons parisiennes à plus de de dix avertissements, le milieu de terrain italien du PSG semble mieux contrôler ses nerfs depuis le mois d’août dernier. Plus calme, le fougueux ” Marcolino ” (22 ans) a gagné en expérience et illumine le jeu parisien de sa palette technique exceptionnelle. Malgré tout, son positionnement sur le terrain en fait l’un des premiers remparts pour stopper les offensives adverses : une mission dont l’international italien s’acquitte, parfois avec un zeste de zèle superflu comme en attestent les six avertissements dont il a écopé cette saison.
Julian Palmieri (SC Bastia) : 6 jaunes, 16 matches
Très attaché à son club, le latéral gauche et capitaine bastiais se laisse parfois emporter par l’ambiance électrique qui règne à Furiani, quand l’équipe corse évolue à domicile. Au point de perdre ses nerfs, et d’aller taquiner les chevilles adverses pour récupérer le ballon. Averti à six reprises cette saison, Palmieri (28 ans) a ” vu jaune ” cinq fois, devant son public.