Pourquoi l’OM a failli tout perdre, selon Kondogbia

Sur la pelouse de Villarreal, l’Olympique de Marseille est passé tout proche de la correctionnelle puisque les locaux ont eu la balle du 4-0. Dans la douleur, les hommes de Jean-Louis Gasset ont arraché la qualification.

À 3-0, j'ai pensé au pire“, a lancé Jean-Louis Gasset en conférence de presse. Il faut dire que l’OM n’était vraiment pas loin de voir Villarreal recoller au score, malgré une avance de quatre buts après le match aller. Il a fallu un arrêt de Pau Lopez dans les derniers instants pour que les Phocéens ne coulent pas totalement et soient contraints d’aller en prolongations.

La délivrance est venu d'un exploit individuel de Pierre-Emerick Aubameyang, pourtant sur le banc au coup d'envoi, qui a offert le but du 3-1 à Jonathan Clauss dans le temps additionnel. Au micro de Canal+, Geoffrey Kondogbia a tenté d'expliquer la déroute marseillais au stadio della Ceramica.

“Le match aller a eu une grosse influence”

Le milieu de terrain a estimé que le score du match aller était trop dans les têtes. “On n'a pas tous les jours l'occasion de se qualifier pour un quart de finale en Europe, donc aujourd'hui, on ressort satisfaits de cette double confrontation, a confié l'ex-joueur de l'Atlético Madrid. On est très contents. Je pense que le match aller a eu une grosse influence… Ce soir, on a mal jugé notre entame de match, on a un peu déjoué. Je pense que, dans nos intentions, on a trop reculé et pris en considération le score du premier match, ce qui nous a mis en difficulté et on n'a pas su rentrer, comme on le fait habituellement, dans notre partie. Et le foot, ça va vite. Mais on a su réagir par le caractère. De la peur ? Des doutes, il y en a toujours, mais on a fait preuve de caractère, on a essayé d'améliorer la situation et ça a été chose faite.

Les Olympiens connaîtront leur adversaires pour les quarts de finale ce vendredi, à partir de 13h.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.