OL : Caçapa révèle le gros problème avec Cherki

Malgré des progrès lors de la deuxième moitié de saison avec l'Olympique Lyonnais, Rayan Cherki n'est toujours pas un titulaire indiscutable dans l'esprit de Pierre Sage. L'ancien taulier du club, Claudio Caçapa, s'est exprimé sur le cas de l'international espoirs.

Titulaire à Clermont et face au RC Strasbourg lors des deux dernières rencontres de la saison, Rayan Cherki sera-t-il dans le onze de départ de Pierre Sage à l'occasion de la finale de la Coupe de France face au Paris Saint-Germain ce samedi ? Selon les dernières tendances, le milieu offensif devrait être aligné aux côtés d'Alexandre Lacazette et Saïd Benrahma sur le front de l'attaque, alors qu'il a pourtant davantage été utilisé comme un joker de luxe ces derniers mois.

Même si le Français n'est pas encore un titulaire indiscutable, Claudio Caçapa, qui l'a côtoyé plusieurs années, estime que le joueur de 20 ans a beaucoup progressé. Pour autant, l'ex-défenseur confesse que Cherki a trop été caressé dans le sens du poil depuis son plus jeune âge.

“Il a compris que le foot, ce n'est pas que lui”

J’ai travaillé avec Rayan trois-quatre saisons. Il a évidemment progressé. Je pense qu’il a compris aujourd’hui que le foot, ce n’est pas que lui, a lancé Caçapa sur les ondes de RMC. Le foot, c’est le collectif. Ça doit lui faire mal de ne pas être un titulaire indiscutable dans cette équipe. J’ai des infos, je sais qu’il travaille plus. Et je le vois sur le terrain quand je regarde les matchs de Lyon. Il fait des efforts et essaie de se replacer. Il ne le faisait pas avant. Il a compris qu’il ne jouera pas s’il ne le fait pas. Ça veut dire qu’il peut encore progresser, mais il est intelligent. C’est quelqu’un qui est à l’écoute, même s’il a du mal à tout appliquer à chaque match. Le problème, c’est que tout le monde le caresse depuis tout petit, en lui disant que c’est lui le plus beau, le meilleur, et qu’il n’a pas besoin de défendre.

Et l'ancien entraîneur de Molenbeek de conclure : “Aujourd’hui, tous les coachs veulent avoir onze joueurs qui attaquent et qui défendent. Tu ne peux pas te permettre d’avoir un joueur qui ne défend pas.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.