“Même pour tout l’or du monde…”, une figure de PL n’aurait pas fait comme De Zerbi
Roberto De Zerbi a été désigné pour succéder à Igor Tudor sur le banc de Tottenham. Avant que le choix ne se porte sur lui, d’autres noms avaient circulé, dont celui de l’expérimenté Sean Dyche, réputé pour ses qualités de pompier de service.
Pourtant, malgré les rumeurs, l’ancien entraîneur d’Everton, Nottingham Forest et Burnley, actuellement sans club, assure n’avoir jamais été contacté par les Spurs. Sean Dyche l’a confirmé lui-même, ajoutant qu’il n’aurait de toute façon pas accepté une éventuelle offre.
« Je passe beaucoup de temps à Londres, pas pour le travail, mais pour des raisons personnelles, et par hasard, j’étais en ville au moment où le poste à Tottenham est devenu vacant. Dès que vous êtes là, les gens commencent à faire des suppositions. Il n’a jamais été question que je me laisse emporter par les rumeurs. Je dis la vérité : il y a eu beaucoup de spéculations et de bruits, et je minimisais simplement la situation, à juste titre », a-t-il déclaré sur talkSPORT dans l’émission White and Jordan.
Ces spéculations sont intervenues à un moment particulièrement délicat pour Tottenham, qui pointe à la lisière de la zone de relégation à sept journées de la fin du championnat.
🚨🎙️ SEAN DYCHE on if he would’ve TAKEN the #THFC job: 👀
— Hotspur Lane (@HotspurLane) April 7, 2026
“What would I gain?” 🤷♂️
“If you don’t get the job done, then somehow it’s MY NECK that I took Tottenham down!” 😳
Do you agree with Dyche’s comments? pic.twitter.com/vjKrAkfPdy
Dyche : « Aucune somme d’argent ne m’aurait convaincu » de rejoindre Tottenham
Libre depuis son licenciement de Nottingham Forest en février, Dyche est réputé pour son expérience en termes de lutte pour le maintien, forgée notamment lors de ses passages à Everton et Burnley. Il a en particulier contribué à maintenir les Toffees en Premier League en 2022-23. Le technicien a également tenu à préciser que l’argent n’aurait joué aucun rôle dans sa décision.
« Évidemment, avec la carrière que j’ai, on est bien payé, mais je n’y serais pas allé pour l’argent. On pourrait m’offrir une fortune, et ils en sont probablement capables, ils en auraient soi-disant offert une à Roberto De Zerbi. La vraie question serait : qu’est-ce que vous [les Spurs] allez m’apporter en tant qu’être humain ? Qu’est-ce que j’y gagnerais ? Tout l’or du monde ne me convaincrait pas d’aller à Tottenham », a-t-il assuré.
Le technicien de 54 ans a mis en avant les risques que représenterait un tel poste pour sa carrière, estimant que le jeu n’en vaut tout simplement pas la chandelle.
« Imaginons que vous y alliez et que vous fassiez le travail, c’est-à-dire éviter la relégation. La saison suivante, si vous n’êtes pas dans le top quatre et si le jeu n’est pas à la hauteur de leurs attentes, vous devenez inutile et on vous pousse vers la sortie. Donc on n’y gagne pas grand-chose, non ? Et encore, c’est si le boulot est fait, parce que ce n’est pas facile. Si le travail n’est pas fait, alors d’une manière ou d’une autre, c’est moi qui porterais la responsabilité d’avoir fait descendre Tottenham. Ce ne serait pas bon pour moi en tant qu’être humain, et on ne parle même plus de football. Ensuite, vous touchez un peu d’argent, et je me dis : je n’en ai pas soif. J’en ai déjà », a-t-il conclu.
Avec un seul point d’avance sur West Ham, premier relégable, Tottenham se déplace dimanche sur le terrain de Sunderland, la belle surprise de la saison, pour la première de De Zerbi.