Pronostic Espagne Irak – Amical (04/06/2026)
⚡ Pronostics rapides
L’Espagne reçoit l’Irak à l’Estadio Abanca-Riazor de La Corogne pour un match amical de préparation à la Coupe du Monde 2026, qui s’ouvre dans un peu plus d’une semaine en Amérique du Nord.
Pour La Roja, deuxième nation mondiale au classement FIFA, cet affrontement représente la dernière occasion de régler les derniers détails tactiques devant son public avant de s’envoler vers le Mexique pour une ultime rencontre de préparation contre le Pérou le 8 juin.
En face, les Lions de Mésopotamie arrivent à La Corogne pour tester leur niveau contre l’une des meilleures sélections de la planète, avec un objectif précis : affiner leur organisation défensive avant une phase de groupes qui s’annonce très exigeante.
L’Irak, de retour en Coupe du Monde pour la première fois depuis 40 ans après Mexico 1986, est la 48e et dernière nation à avoir arraché sa qualification pour ce tournoi, au terme d’un barrage intercontinental face à la Bolivie en mars 2026.
Présentation du match
Luis de la Fuente dirige une sélection en pleine maîtrise, qui n’a essuyé qu’une seule défaite en 28 matchs internationaux depuis près de 27 mois, et uniquement aux tirs au but contre le Portugal en finale de la Ligue des Nations 2025.
La Roja est championne d’Europe en titre depuis l’Euro 2024 et a terminé sa phase de qualification au Mondial sans défaite, soit cinq victoires et un nul, pour coiffer la Turquie, la Géorgie et la Bulgarie dans le groupe E.
Les résultats récents confirment la solidité du collectif espagnol : victoire 4-0 contre la Bulgarie, 4-0 contre la Géorgie, 3-0 contre la Serbie en mars, pour un total de 24 buts inscrits sur les huit derniers matchs avec seulement deux encaissés.
L’ombre au tableau reste le match nul 0-0 décevant face à l’Égypte lors du dernier rassemblement, rappelant que l’Espagne peut buter sur un bloc défensif bien en place lorsque l’inspiration collective fait défaut.
Dans le groupe H du Mondial, La Roja affrontera le Cap-Vert le 15 juin à Atlanta, l’Arabie saoudite le 21 juin, puis l’Uruguay le 26 juin à Zapopan, trois adversaires accessibles sur le papier mais qui nécessitent une préparation sérieuse.
De l’autre côté, le parcours de l’Irak pour atteindre ce stade est presque aussi remarquable que le match lui-même.
Les Lions de Mésopotamie ont traversé trois phases de qualification AFC avant de batailler jusqu’au bout lors d’un barrage joué en terrain neutre à Monterrey, conclu sur un succès deux buts à un contre la Bolivie en mars dernier.
Depuis la prise en main du groupe par l’entraîneur australien Graham Arnold en mai 2025, l’Irak affiche neuf victoires pour deux nuls et trois défaites en 14 rencontres, un bilan encourageant mais inégal, la sélection ayant concédé deux défaites consécutives lors de la Coupe Arabe fin 2025 avant de rebondir.
La plus récente victoire irakienne, un succès 1-0 contre Andorre lors d’un amical disputé en Espagne le 29 mai, n’a pas franchement indiqué une équipe en grande forme, mais elle a au moins permis au groupe de prendre leurs repères.
Le groupe I sera une montagne à gravir pour l’Irak : la France, le Sénégal et la Norvège figurent parmi les adversaires, avec une entrée en compétition face aux Norvégiens le 16 juin.
Pronostic 1
VS ![]()
Victoire Espagne par 2 buts d'écart ou +
1.55
Pronostic 2
VS ![]()
Mikel Oyarzabal buteur
2.75
Pronostic 3
VS ![]()
Plus de 1,5 but pour l’Espagne
1.65
Confrontations directes
L’historique entre les deux sélections tient en une seule ligne, ce qui en dit long sur le fossé qui sépare traditionnellement ces deux nations sur la scène internationale.
La seule rencontre officielle répertoriée entre l’Espagne et l’Irak remonte à la Coupe des Confédérations 2009, où David Villa avait fait la différence d’une frappe en seconde période pour offrir une victoire 1-0 à La Roja.
Ce soir-là, l’Espagne était en route vers une domination totale du football mondial, remportant d’ailleurs ce tournoi puis la Coupe du Monde 2010 et l’Euro 2012 dans la foulée.
Dix-sept ans plus tard, les deux sélections se retrouvent dans un contexte bien différent : une Espagne championne d’Europe dans une nouvelle ère sous De la Fuente, face à un Irak qui écrit sa propre histoire à sa manière.
Un détail mérite d’être signalé : l’Irak n’a pas réussi à marquer lors de trois de ses quatre derniers déplacements en Espagne, toutes compétitions confondues, ce qui renforce l’impression d’une équipe qui peine à s’exprimer offensivement face à ce type d’opposition.
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Actualités des équipes et compositions probables
Du côté espagnol, l’absence la plus médiatisée est celle de Lamine Yamal, ménagé en raison d’une gêne à la cuisse, avec un retour espéré pour le premier match de groupe contre le Cap-Vert le 15 juin.
Dans la même situation, Nico Williams (gêne à l’aine) et Mikel Merino, tout juste remis d’une fracture du pied après être revenu pour le dernier match de saison d’Arsenal, devraient également être préservés ce jeudi.
Dani Carvajal et Alejandro Balde ne figurent même pas dans le groupe, tous deux immobilisés par des blessures de longue durée qui les priveront du tournoi.
David Raya, Martin Zubimendi et Fabián Ruiz, qui ont disputé la finale de la Ligue des Champions le week-end dernier, pourraient être maintenus sur le banc afin de préserver leur fraîcheur physique.
Mikel Oyarzabal, co-meilleur buteur espagnol en qualification avec six réalisations, devrait hériter d’un temps de jeu important, tandis que Marc Pubill, défenseur de l’Atlético Madrid et seul joueur non encore capé dans la liste de 26, pourrait faire ses débuts internationaux lors de ce match amical.
Rodri, capitaine pour ce Mondial après avoir remporté le Ballon d’Or 2024, est attendu dans le onze de départ mais ne devrait pas disputer l’intégralité du temps réglementaire dans le cadre d’une gestion préventive de sa condition physique.
Composition probable de l’Espagne (4-3-3) : Unai Simon ; Porro, Laporte, Pubill, Cucurella ; Rodri, Pedri, Dani Olmo ; Yeremy Pino, Oyarzabal, Ferran Torres.
Pour l’Irak, Graham Arnold ne signale aucune absence majeure à ce stade du rassemblement, une bonne nouvelle pour une équipe qui a besoin de cohésion avant son entrée en lice au Mondial.
Le gardien Jalal Hassan devrait décrocher sa 101e cape lors de ce match, devenant l’un des joueurs les plus expérimentés de l’histoire de la sélection irakienne.
Aymen Hussein, meilleur buteur des qualifications asiatiques avec huit réalisations, est attendu en pointe, épaulé par Ali Al-Hamadi d’Ipswich Town, premier joueur irakien à avoir évolué en Premier League anglaise.
Le milieu formé en Europe se compose de Zidane Iqbal (Utrecht) et Marko Farji (Venezia), deux joueurs passés par des académies du Vieux Continent qui apportent une dimension tactique différente aux Lions de Mésopotamie.
Composition probable de l’Irak (4-2-3-1) : Jalal Hassan ; Hussein Ali, Zaid Tahseen, Akam Hashim, Merchas Doski ; Kevin Yakob, Zidane Iqbal ; Marko Farji, Youssef Amyn, Ali Al-Hamadi ; Aymen Hussein.
★ Joueur phare
Les entraîneurs
Luis de la Fuente a pris les rênes de La Roja en décembre 2022, succédant à Luis Enrique, et a conduit l’équipe au titre européen dès sa première grande compétition à la tête de la sélection A lors de l’Euro 2024 en Allemagne.
Ancien sélectionneur des équipes de jeunes espagnoles, De la Fuente est reconnu pour sa rigueur tactique et sa capacité à créer une vraie cohésion de groupe, sans briser l’ADN offensif qui caractérise La Roja depuis deux décennies.
La gestion des rotations sera son principal sujet de réflexion ce jeudi, avec plusieurs titulaires habituels absents et deux ou trois joueurs importants qui ne sont pas encore à 100 % de leur forme physique.
Graham Arnold, 62 ans, est une figure bien connue du football australien où il a remporté plusieurs titres avec Sydney FC avant de guider les Socceroos jusqu’aux huitièmes de finale du Mondial 2022 au Qatar, l’un des résultats les plus marquants de l’histoire du football australien.
L’entraîneur a pris les rênes de l’Irak en mai 2025 et a rapidement imposé une organisation défensive plus solide, en mobilisant intelligemment les joueurs de la diaspora basés en Europe pour élever le niveau général du groupe.
Son défi immédiat est d’extraire le maximum d’informations de ce test face à l’Espagne tout en protégeant ses joueurs-clés avant leur entrée en lice le 16 juin contre la Norvège.
Aperçu tactique
L’Espagne devrait évoluer dans son 4-3-3 habituel, cherchant à imposer sa possession de balle et à créer du surnombre sur les côtés grâce à des ailiers mobiles et des latéraux offensifs.
Sans Lamine Yamal ni Nico Williams, les couloirs espagnols perdent une partie de leur tranchant habituel, mais Yeremy Pino et Ferran Torres restent des options suffisantes pour déstabiliser une défense irakienne peu habituée à ce niveau de pression.
La présence de Rodri dans l’axe, même pour une heure de jeu, suffit à structurer le milieu espagnol et à dicter le tempo, en limitant les pertes de balle qui pourraient ouvrir des couloirs de transition à l’adversaire.
L’Irak tentera de s’appuyer sur un 4-2-3-1 compact, avec un double verrou au milieu confiant à Kevin Yakob et Zidane Iqbal la mission d’étouffer la créativité espagnole dans l’axe.
Le point d’interrogation pour Arnold est de savoir si ses défenseurs, dont beaucoup évoluent dans des championnats d’intensité modérée, pourront tenir le rythme face au pressing espagnol sur 90 minutes sans craquer collectivement.
Si l’Irak parvient à rester compact en première période et à limiter les dégâts, quelques situations de contre-attaque via la vitesse d’Ali Al-Hamadi ne sont pas à exclure, mais les espaces offerts à une défense espagnole bien en place devraient rester très limités.
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