Pronostic Suède Tunisie – Coupe du Monde 2026 (15/06/2026)
La Suède et la Tunisie lancent leur campagne dans le groupe F de la Coupe du Monde 2026 ce dimanche 14 juin, à l’Estadio BBVA de Monterrey, au Mexique. Deux sélections, deux trajectoires opposées : les Suédois sortent des barrages européens après des éliminatoires ratées, là où les Tunisiens ont fini invaincus et sans encaisser le moindre but dans leur phase de qualification africaine.
Le groupe compte aussi les Pays-Bas et le Japon, ce qui donne déjà du poids à cette entrée en lice. Pour la Suède comme pour la Tunisie, prendre les trois points d’entrée pèsera lourd dans la course à la qualification pour les huitièmes.
Analyse du match : la Suède veut confirmer, la Tunisie veut résister
La Suède arrive au Mondial après un parcours en dents de scie. Sa campagne de qualification européenne a été la pire de son histoire récente : dernière du groupe B, aucune victoire en six matchs face à la Suisse, au Kosovo et à la Slovénie. Le bilan a coûté sa place à Jon Dahl Tomasson et ouvert la voie à un changement de cap.
Le redressement a commencé avec l’arrivée de Graham Potter, en octobre 2025. L’Anglais, qui a déjà travaillé dans le football suédois avec Östersunds et parle la langue, a hérité d’un effectif sans confiance et l’a vite remis en ordre. En barrages, la Suède a éliminé l’Ukraine grâce à un triplé de Gyökeres, puis dominé la Pologne 3-2, avec un but décisif de l’attaquant à la 88e minute.
La force de frappe offensive reste l’arme numéro un. Gyökeres a bouclé la saison 2025/26 avec 21 buts sous le maillot d’Arsenal et compte désormais 20 buts en 33 sélections. À ses côtés, Alexander Isak apporte mobilité, qualité technique et présence dans le dernier tiers, même s’il a manqué une partie de l’exercice avec Liverpool après une fracture du péroné.
La grande absence se nomme Dejan Kulusevski. Le milieu de Tottenham n’a plus joué depuis mai 2025, après une blessure au genou droit, et ne figure pas dans la liste finale. Sans lui, Potter devrait s’appuyer sur un système à trois défenseurs centraux, des pistons capables de monter haut et Benjamin Nygren comme relais entre le milieu et le duo d’attaque.
La Tunisie, elle, affiche des chiffres solides en éliminatoires africaines : six victoires en six matchs, 16 buts marqués, aucun encaissé. De quoi renvoyer l’image d’une équipe organisée, compétitive et difficile à percer quand elle garde son bloc compact.
Le souci, c’est que les résultats récents hors qualifications racontent une autre histoire. À la Coupe d’Afrique des nations 2025, la Tunisie est tombée en huitièmes face au Mali, aux tirs au but, alors qu’elle a passé une grande partie du match en supériorité numérique. L’élimination a coûté son poste à Sami Trabelsi et amené Sabri Lamouchi aux commandes en janvier 2026.
En préparation, l’équipe a alterné le bon et le moins bon. Victoire 1-0 contre Haïti, nul vierge face au Canada, défaite 1-0 devant l’Autriche, puis une lourde correction 5-0 contre la Belgique. Avec seulement quatre matchs amicaux dirigés par Lamouchi avant le Mondial, le manque d’automatismes est un vrai risque face à une attaque suédoise plus forte sur le plan individuel.
Pronostic 1
VS ![]()
Victoire de la Suède
1.81
Pronostic 2
VS ![]()
Moins de 2,5 buts
1.67
Pronostic 3
VS ![]()
Viktor Gyökeres buteur
2.20
Confrontations directes entre la Suède et la Tunisie
La Suède et la Tunisie se sont croisées quatre fois, toujours en amical. L’avantage penche légèrement du côté suédois, avec deux victoires, un nul et une victoire tunisienne.
Le premier duel remonte à février 1976, soldé par un 1-1. En avril 1992, la Suède s’est imposée 1-0, score qui s’est répété en février 1999. La seule victoire tunisienne date de février 2003, là aussi sur le score de 1-0.
Les deux sélections ne se sont jamais affrontées en compétition officielle. Le rendez-vous de Monterrey sera donc le premier à enjeu entre les deux pays. L’historique, court, penche vers l’équilibre : les quatre matchs précédents se sont terminés avec un but d’écart au maximum.
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Compositions probables de Suède – Tunisie
Suède : absences et incertitudes
L’absence majeure côté suédois reste Dejan Kulusevski. Le milieu de Tottenham n’a plus rejoué depuis mai 2025, après une blessure à la rotule droite contre Crystal Palace, et n’a disputé aucun match en 2025/26. Potter a indiqué avoir étudié toutes les options avant de l’écarter.
Victor Lindelöf, capitaine et seul joueur de l’effectif à avoir l’expérience d’une Coupe du Monde, est incertain. Le défenseur d’Aston Villa traîne un pépin physique et sera suivi jusqu’à la veille du match. Gabriel Gudmundsson, latéral gauche de Leeds, est lui aussi en évaluation.
Anthony Elanga et Benjamin Nygren posent question dans le secteur offensif. La bonne nouvelle, c’est la présence d’Alexander Isak, remis de sa fracture du péroné et réintégré normalement aux entraînements. Il devrait former le duo d’attaque avec Gyökeres.
Potter devrait conserver le 3-4-1-2 à trois défenseurs et deux attaquants axiaux qui a fonctionné en barrages. Si Lindelöf n’est pas apte, Carl Starfelt ou Hjalmar Ekdal se posent en solutions pour la défense.
Composition probable de la Suède (3-4-1-2) : Kristoffer Nordfeldt ; Gustaf Lagerbielke, Isak Hien, Victor Lindelöf ; Daniel Svensson, Jesper Karlström, Yasin Ayari, Gabriel Gudmundsson ; Benjamin Nygren ; Viktor Gyökeres, Alexander Isak. Sélectionneur : Graham Potter.
Tunisie : absences et incertitudes
Le principal doute tunisien concerne Hannibal Mejbri. Le milieu de Burnley, fort de 45 sélections, souffre d’un problème musculaire à la cuisse et sera réévalué avant la rencontre. S’il n’est pas apte, Ismaël Gharbi (Augsbourg) ou Khalil Ayari (PSG) peuvent gagner du temps de jeu à la création.
L’effectif tunisien a une caractéristique précise : beaucoup de joueurs évoluent dans des championnats de moindre exposition. L’écart de rythme avec les suédois peut peser, surtout pour une entrée en Coupe du Monde face à une équipe alignant des attaquants de Premier League.
Ellyes Skhiri reste la référence technique et émotionnelle. Capitaine de la sélection et milieu de l’Eintracht Francfort, il devrait composer le double pivot avec Rani Khedira. Leur rôle : protéger la défense et limiter les prises d’intervalle de Nygren, Gyökeres et Isak.
Lamouchi devrait maintenir le 4-2-3-1 vu en préparation, avec Elias Achouri ouvert à droite et Firas Chaouat en point d’appui offensif. Dans les buts, Mouhib Chamakh devrait être titulaire, malgré une expérience internationale encore mince.
Composition probable de la Tunisie (4-2-3-1) : Mouhib Chamakh ; Yan Valery, Montassar Talbi, Omar Rekik, Ali Abdi ; Ellyes Skhiri, Rani Khedira ; Elias Achouri, Hannibal Mejbri, Anis Ben Slimane ; Firas Chaouat. Sélectionneur : Sabri Lamouchi.
Joueurs en vue de Suède – Tunisie
Joueur en vue · Suède
Viktor Gyökeres
Attaquant · Arsenal
- 21Buts toutes compétitions avec Arsenal en 2025/26
- 14Buts en Premier League 2025/26, meilleur buteur d’Arsenal
- 33Sélections avec la Suède
- 18Buts en sélection, dont un triplé en barrage contre l’Ukraine
Joueur en vue · Tunisie
Ellyes Skhiri
Milieu · Eintracht Francfort
- 83Sélections avec la Tunisie, capitaine de l’effectif
- 4Buts avec la Tunisie
- 3Coupes du Monde au compteur (2018, 2022 et 2026), le plus expérimenté
- 1Seul Tunisien à avoir disputé une coupe d’Europe en 2025/26
Les sélectionneurs : Potter veut valider, Lamouchi veut imposer sa marque
Graham Potter
Graham Potter, 50 ans, est le deuxième Anglais à diriger la Suède en Coupe du Monde. Avant lui, George Raynor avait emmené la sélection en finale en 1958. Le lien de Potter avec le pays est ancien : il a entraîné Östersunds pendant sept ans et fait passer le club de la quatrième division à la phase de groupes de la Ligue Europa.
Après ses passages par Brighton, Chelsea et West Ham, il a pris la Suède en octobre 2025 avec pour mission de sauver une qualification mal embarquée. La réponse est venue en barrages, avec un changement tactique, de la confiance retrouvée et le tandem Gyökeres-Isak au premier plan. Contre la Tunisie, l’enjeu sera de prouver que le modèle tient dans un grand tournoi, sans laisser l’équipe exposée dans les transitions.
Sabri Lamouchi
Sabri Lamouchi, 54 ans, est né à Lyon, dans une famille d’origine tunisienne. Comme joueur, il est passé par Auxerre, Monaco, Parme et l’Inter Milan, et a porté le maillot de l’équipe de France.
Sur le banc, son expérience la plus marquante en Coupe du Monde reste la Côte d’Ivoire en 2014, sortie dès la phase de groupes. En Tunisie, il a pris ses fonctions en janvier 2026, après le départ de Sami Trabelsi, avec peu de temps pour installer ses idées. Face à la Suède, la priorité sera de retrouver de la solidité défensive et de rivaliser sans offrir d’espaces aux attaquants adverses.
Analyse tactique de Suède – Tunisie
La Suède devrait conserver le 3-4-1-2 mis en place par Graham Potter lors des barrages. Cette organisation permet à Viktor Gyökeres et Alexander Isak d’évoluer ensemble à la pointe de l’attaque, avec Benjamin Nygren dans un rôle de soutien axial. Sur les côtés, Daniel Svensson et Gabriel Gudmundsson auront pour mission d’apporter de la largeur tout en assurant les efforts défensifs nécessaires au bon équilibre du système.
La principale vulnérabilité suédoise apparaît lors des transitions défensives. Lorsque les deux pistons se projettent simultanément, les trois défenseurs centraux peuvent se retrouver exposés aux contres adverses. Un contexte que des joueurs comme Elias Achouri et Anis Ben Slimane pourraient exploiter, notamment en cas de récupération tunisienne dans l’entrejeu.
La Tunisie devrait répondre avec un 4-2-3-1 compact, articulé autour d’Aïssa Laïdouni et Ellyes Skhiri devant la défense. L’objectif sera de verrouiller l’axe, de réduire les espaces entre les lignes et d’inciter la Suède à passer par les couloirs. Montassar Talbi et Yassine Meriah auront notamment un rôle crucial dans les duels aériens face au duo Gyökeres-Isak.
L’une des clés du match résidera dans la capacité des Tunisiens à maintenir leur bloc défensif durant toute la rencontre. Lors de la lourde défaite contre la Belgique, l’organisation avait fini par céder après l’expulsion d’un joueur, mais des difficultés à ressortir proprement le ballon sous pression étaient déjà apparues. Dans une opposition qui s’annonce fermée et disputée, les coups de pied arrêtés ainsi que les inspirations individuelles pourraient faire basculer le résultat.