Mercato – “C’est là que les montants des transferts deviennent fous !” : la déraison autour de Tonali, Anderson et Scott
La Premier League continue de vivre dans un monde parallèle. Chaque été, un nouveau plafond semble être franchi. Pourtant, certains anciens joueurs anglais commencent à se demander si le marché anglais n’est pas en train de perdre tout repère.
Darren Bent, ancien international anglais, passé notamment par Tottenham, Sunderland et Aston Villa, estime que plusieurs dossiers du mercato actuel illustrent parfaitement cette inflation devenue difficile à comprendre. Et il vise directement trois des joueurs les plus convoités du moment : Sandro Tonali, Elliot Anderson et Alex Scott.
Sur TalkSport, Darren Bent n’a pas caché son incompréhension face aux sommes évoquées. En prenant l’exemple d’Elliot Anderson, annoncé dans le viseur de Manchester City pour un montant pouvant atteindre 145 millions d’euros, il a lancé : “C’est là que les indemnités de transfert deviennent folles. Elliot Anderson est brillant, mais je le dis, il ne vaut pas 50 millions d’euros de plus qu’Alex Scott.”
Pour Bent, le problème n’est pas le niveau d’Anderson. C’est l’écart entre la valeur des joueurs et les montants désormais réclamés sur le marché anglais.
Tonali, un joueur exceptionnel… mais à quel prix ?
L’ancien attaquant s’est également montré très réservé concernant Sandro Tonali. Le milieu italien est régulièrement annoncé comme une cible prioritaire d’Arsenal, mais Newcastle réclamerait environ 115 millions d’euros.
Là encore, Bent estime que le curseur est allé trop loin. “Sandro Tonali est un bon joueur, un super joueur, mais je ne dépenserai pas 115 millions d’euros pour lui, ajoute Bent à Talksport. C’est trop. Combien vaut-il ? 90 ou 95 millions d’euros. Arsenal ne doit pas dépenser 115 millions pour lui car il joue à un poste où Arsenal a déjà de bons joueurs.“
Sandro Tonali sort d’une saison solide avec Newcastle. L’international italien a disputé 53 rencontres toutes compétitions confondues en 2025/26, avec 3 buts et 7 passes décisives à son actif, tout en restant l’un des joueurs les plus utilisés par Eddie Howe. Son volume de jeu impressionne en Premier League.
À Nottingham Forest, Elliot Anderson a changé de dimension. Le milieu anglais a terminé la saison avec 4 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues, tout en s’imposant comme l’un des moteurs du jeu de son équipe. Son profil de milieu complet, dense avec et sans ballon, ayant remporté le plus de duels en Premier League cette saison explique l’intérêt de Manchester City.
De son côté, Alex Scott a confirmé tout son potentiel à Bournemouth. Le milieu de 22 ans a joué 37 matches de Premier League (1 but, 3 passes décisives) et s’est affirmé comme l’un des jeunes joueurs anglais les plus prometteurs du championnat grâce à sa qualité technique et sa capacité à casser les lignes ballon au pied.
Voilà trois excellents joueurs. Trois trajectoires ascendantes. Mais surtout trois valorisations qui donnent le vertige.
La Premier League paie aussi la rareté
Bent met le doigt sur un phénomène bien connu. Aujourd’hui, les clubs anglais ne paient plus uniquement le niveau actuel d’un joueur. Ils paient son âge, son potentiel, son contrat, sa nationalité, sa polyvalence et la difficulté de convaincre un club anglais de vendre.
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Elliot Anderson, Alex Scott et Sandro Tonali cumulent presque tous ces critères. Ils sont jeunes, déjà performants en Premier League et sous contrat longue durée. Dans ces conditions, les négociations atteignent rapidement des montants rarement observés il y a encore quelques saisons.
Une question que beaucoup de supporters se posent
Au fond, Darren Bent pose une question que de nombreux supporters commencent eux aussi à se poser : Elliot Anderson est-il vraiment un joueur à 145 millions d’euros ? Sandro Tonali vaut-il 115 millions alors qu’Arsenal possède déjà plusieurs milieux de très haut niveau ? Alex Scott mérite-t-il une valorisation proche des 100 millions d’euros après sa première saison complète et sans blessure en Premier League ?
A force de voir les prix grimper chaque été, il devient de plus en plus difficile de distinguer la valeur d’un joueur de la réalité du marché. Et c’est peut-être là que réside le paradoxe du mercato anglais : les clubs ne paient plus seulement les performances d’un joueur, ils paient aussi la peur de le voir renforcer un concurrent.