PSG : colosse aux pieds d’argile, Donnarumma fustigé par un prédécesseur

Désormais gardien numéro un du Paris Saint-Germain, Gianluigi Donnarumma ne fait pas encore l'unanimité. Selon Jérôme Alonso, ancien portier des Rouges et Bleus, l'Italien ne s'est toujours pas remis de son erreur contre le Real Madrid. 

Gianluigi Donnarumma, PSG-Manchester City

Ce fut l'un des premiers choix forts de Christophe Galtier lors de son arrivée : placer Gianluigi Donnarumma comme portier titulaire. Son prédécesseur, Mauricio Pochettino, avait préféré opter pour un système de rotation avec Keylor Navas. Durant la saison passée, l'Italien avait ainsi disputé 17 matchs en Ligue quand son coéquipier du Costa Rica jouera les 21 autres.

Depuis que la saison a repris, le champion d'Europe 2021 a été aligné pour toutes les rencontres du Paris Saint-Germain. Malgré une sortie plutôt hasardeuse contre la Juventus (2-1) en Coupe d'Europe, Gianluigi Donnarumma a réalisé des performances plutôt convaincantes au cours des dernières semaines.

Le club de la capitale possède ainsi la meilleure défense de la Ligue 1 avec 4 buts encaissés. Si l'Italien le doit aussi à ses défenseurs, il est le cinquième meilleur gardien de l'élite en terme d'arrêts réalisés (27 parades à égalité avec Sels de Strasbourg). Tout le monde n'est cependant pas encore convaincu de ses qualités.

“Un colosse au pieds d'argiles”

Jérôme Alonzo, gardien du PSG entre 2001 et 2008, pense ainsi que l'élimination face au Real Madrid demeure comme un traumatisme. “Je pense que depuis le Real Madrid, la carapace a été brisée. Avant ce match, même avec le changement de gardien, il me semblait être un gars qui dégageait quelque chose, une force, un sentiment de solidité à son âge , en raison de son expérience et du championnat européen qu’il a gagné”, a-t-il ainsi expliqué dans les colonnes du Parisien.

Selon lui, ce manque de confiance transparait d'ailleurs sur ses coéquipiers : “’J'ai l’impression de voir un colosse aux pieds d’argile. Parce que nous voyons tous que les défenseurs ne jouent pas comme ils le faisaient il y a six mois avec lui. On voit que la fièvre gagne tout le monde à l’arrière, Marquinhos le premier. Et je suis convaincu que cela a quelque chose à voir avec la chute de Donnarumma”, a-t-il poursuivi auprès de nos confrères.