La démonstration espagnole, Pedri-Gavi aux manettes… les Tops-Flops d’Espagne-Costa Rica

Dans un match sans suspense dès la première demi-heure de jeu (3-0 pour l'Espagne à la 31e), la Roja s'est imposée sur le score de 7-0 face au Costa Rica, nation sud-américaine bien faible de cette Coupe du monde 2022, pour le deuxième match de la journée dans le groupe E, après Allemagne 1-2 Japon.

Dani Olmo, Espagne Costa Rica

Les Tops d'Espagne-Costa Rica

La démonstration espagnole de la première mi-temps

Contrairement à l'Allemagne, qui s'est inclinée contre le Japon pour son entrée dans la Coupe du monde au Qatar, l'Espagne ne s'est pas ratée pour son premier match du Mondial 2022. La formation de Luis Enrique, qui ne peut pas se baser sur une star capable à elle seule de changer une rencontre, doit développer un jeu collectif abouti pour vaincre. Ce fut le cas ce mercredi, contre le Costa Rica, et notamment dans une première mi-temps presque parfaite. Les statistiques laissent rêveur : 85 % de possession, 573 passes (contre 101 pour l'adversaire), 7 tirs à 0. À la 31e, l'Espagne gagnait déjà 3-0, grâce à Dani Olmo (11e), Marco Asensio (21e) et Ferran Torres, sur penalty. Ultra-dominante, et efficace, cette Espagne de Luis Enrique a rappelé aux nostalgiques le rouleau-compresseur de la Roja de la période 2008-2012. En deuxième mi-temps, la Roja a inscrit 4 buts de plus, devant une équipe costaricienne fatiguée et dépassée.

Pedri-Gavi, la Masia aux manettes

Luis Enrique fait confiance aux jeunes, et l'a prouvé dans ce premier match de Coupe du monde, en titularisant Pedri (19 ans) et Gavi (18 ans). Les Barcelonais, brillants, ont été décisifs dans le jeu, mais pas nécessairement dans les statistiques (1 but, aucune passe décisive pour les deux). Sorti dès la 57e, Pedri a donné 3 passes clés – passes qui mènent à un tir -, et a pu orienter brillamment le jeu, en multipliant les passes (86 en tout, pour 96,6 % de réussies). Plus offensif, Gavi, lui, a illuminé le match avec sa louche pour Dani Olmo sur le premier but espagnol, avant de marquer d'une superbe reprise à ras de terre à la 74e. Des débuts réussis en Coupe du monde pour les jeunes Barcelonais.

La bonne gestion de Luis Enrique

Le sélectionneur espagnol, voyant le score être assuré dès la mi-temps, a pu faire rentrer quelques remplaçants en seconde, qui ont pu participer à la fête, eux aussi. Le buteur de l'Atlético Madrid Alvaro Morata, qui a vu Luis Enrique lui préférer Marco Asensio (1 but) en position de faux numéro 9, est entré en jeu à la 57e, pour marquer (90+2) et faire marquer (Gavi, 74e). Le Parisien Carlos Soler a remplacé Pedri et a lui aussi inscrit un but (90e). Une bonne gestion, qui permet d'impliquer une grande partie de l'effectif pour les prochaines rencontres, lors de matchs plus compliqués où le banc pourra débloquer les situations.

Les Flops d'Espagne-Costa Rica

La faiblesse abyssale du Costa Rica

Une équipe a-t-elle fait plus mauvaise impression que le Costa Rica en ce début de Coupe du monde ? Toutes les équipes n'ont pas encore joué, mais la nation sud-américaine, dernière qualifiée au Mondial au Qatar, a paru constamment dépassée par la Roja. La défense, notamment, a été confondante de faiblesse, avec des non-matchs de la part de Francisco Calvo (30 ans, Konyaspor) et Oscar Duarte (33 ans, Al Wehda). Seul le vétéran Bryan Ruyz, entré en 2e période, a fait illusion, grâce à sa technique. Opposé au Japon dès le prochain match, le Costa Rica doit se réveiller, sous peine d'être officiellement éliminée très rapidement du Mondial – mais une défaite 7-0 d'entrée ne laisse présager, de toute façon, rien de bon.

Navas, comme l'ombre d'un doute

Agacé par son temps de jeu cette saison au PSG (0 match disputé), Keylor Navas (35 ans), qui a taclé son coach dans la presse ces derniers jours, a peut-être donné raison à Christophe Galtier de titulariser Gianluigi Donnarumma à Paris, après son match face à l'Espagne. Certes, l'ex-portier du Real Madrid n'a pas été aidé par une défense dépassée de la première à la dernière minute de jeu, mais le Costaricien ne s'est jamais montré décisif, et peut être pointé du doigt sur le deuxième but des Espagnols. Sur une frappe en première intention de Marco Asensio à la 21e, les mains de Keylor Navas n'ont pas été assez solides pour dévier le ballon hors du but, alors que la frappe n'était ni surpuissante, ni tirée très proche du but, ni particulièrement bien placée. En deuxième mi-temps, une mésentente entre Keylor Navas et ses centraux a même autorisé Ferran Torres à inscrire le 4e but de son équipe dans une cage désertée. Un match à oublier pour le gardien de 35 ans.

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