OM : un champion du monde dénonce la sortie du club envers les arbitres

L'arbitrage continue de faire parler en Ligue 1 après le communiqué publié par l'Olympique de Marseille à destination de la LFP et des arbitres.

Samedi dernier, l'Olympique de Marseille a laissé son fauteuil de dauphin au RC Lens après sa défaite au stade Bollaert (2-1). Une rencontre notamment marquée par le but refusé à Alexis Sanchez à 0-0 que les dirigeants olympiens ont eu du mal à encaisser. Au point de publié un communiqué visant à pointer du doigt le “nombre important de décisions litigieuses ayant d'ores et déjà un impact majeur sur le déroulé de la saison” comme on peut notamment lire sur cet écrit.

Si les suiveurs ont, pour la plupart, estimé que le but aurait dû être accordé par Clément Turpin, cette sortie du club suscite l'incompréhension. Pour Emmanuel Petit, elle n'a, en tout cas, pas lieu d'être : “Si c’est simplement un moyen de mettre la pression sur le corps arbitral pour la fin de saison, c’est un coup d’épée dans l’eau, car ça ne dupe personne“, explique l'ancien Gunner.

“Si on devait donner la parole à tous les petits clubs…”

Et de poursuivre : “Sur le match de Lens, je trouve que c’est un peu tiré par les cheveux cette annulation de but de Sanchez, donc je comprends la frustration des Marseillais sur cette action, concède le champion du monde 1998. Mais je ne comprends pas le fait de prendre des exemples qui se sont déroulés toute la saison pour mettre la pression sur le corps arbitral sur la fin de saison.

Le consultant estime que l'OM est loin d'être le club le plus floué par l'arbitrage cette saison : “Si on devait donner la parole à tous les petits clubs, peut-être qu’ils auraient davantage de choses à dire que l’Olympique de Marseille. En Premier League, Brighton, qui est aux portes de l’Europe pour la première fois de son histoire, a reçu trois fois des excuses de la commission arbitrale après des décisions controversées. Est-ce qu’ils ont fait des communiqués pour s’insurger que les gros soient protégés ?” Le message est passé.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.