Real Madrid : pour son grand retour, José Mourinho exige un contrôle total
José Mourinho est à deux doigts de signer avec le Real Madrid. L’entraîneur, actuellement en poste à Benfica, devrait prendre les rênes du club merengue en fin de saison pour succéder à Alvaro Arbeloa. Mais le Portugais a posé plusieurs conditions pour accepter le poste.
« Tout dépend de l’offre, de ce qu’ils attendent de moi. On ne parle pas de plus ou moins d’argent, mais de ce qu’ils attendent de moi, si je suis en mesure de répondre à leurs exigences et au profil de travail qu’ils envisagent », a répondu Mourinho lorsqu’il a été interrogé sur un éventuel retour.
L’un des défis à relever pour Mourinho consistera à remettre de l’ordre dans le vestiaire et à restaurer une pleine autorité de l’entraîneur. Ces dernières semaines, le Real Madrid a traversé une crise profonde, qui a abouti à une nouvelle saison blanche. Des altercations entre joueurs, des déclarations polémiques autour d’Alvaro Arbeloa, et même des incidents physiques impliquant Federico Valverde et Aurélien Tchouaméni ont émaillé la fin de saison.
Les comportements de certaines stars du club ont également pesé lourd. Des épisodes impliquant Kylian Mbappé et Vinícius Júnior, tous deux ayant publiquement remis en question des décisions tactiques, ont alimenté les tensions en coulisses.
Pour accepter le poste, Mourinho réclamerait des garanties : la certitude d’être soutenu et de pouvoir prendre ses décisions sans interférence, tant sur le terrain que dans la gestion du vestiaire. Il souhaiterait également renforcer l’effectif et intégrer des joueurs issus du centre de formation. Ayant affronté le Real Madrid en Ligue des champions cette saison avec Benfica, il a identifié des failles qu’il entend corriger.
Mourinho a déjà eu raison sur le mercato
Ce serait le deuxième passage du technicien sur le banc madrilène. Entre 2010 et 2013, il avait conquis des titres importants et lancé l’une des ères les plus abouties de l’histoire du club. Le journal Marca évoque son premier mandat en ces termes : « Durant son premier passage, Mourinho a transformé la mentalité de compétiteur de l’équipe et mis en place une politique de recrutement très bien définie, basée sur l’identification de talents avant qu’ils n’atteignent leur plein potentiel. Des recrutements stratégiques, des joueurs à fort potentiel de progression et des opérations financièrement solides. »
« Le meilleur exemple reste Luka Modric. Mourinho a personnellement insisté pour que le club recrute le Croate à l’été 2012, alors qu’il évoluait encore à Tottenham. Le milieu est arrivé dans un contexte de doutes et de critiques, avec cette fameuse formule ’42 M€ pour couvrir des humiliations’, mais le technicien portugais l’a toujours défendu avec conviction : ‘Je demande seulement aux supporters du Real Madrid de lui laisser du temps et d’être patients. Il est tellement bon que le Santiago Bernabéu tombera amoureux de sa classe.’ Le temps lui a donné raison », conclut le journal.
🚨 José Mourinho wants Real Madrid to return to the transfer strategy that helped build one of the club’s most successful eras.
— Real Madrid Xtra (@RealMadridXtra) May 20, 2026
During his first spell, Mourinho pushed for signings like Luka Modrić and Ángel Di María before they fully exploded at the elite level.
Mourinho… pic.twitter.com/vhNthQmaI0
Outre Modric, Mourinho avait également recruté Angel Di Maria, qui venait alors de Benfica et s’était imposé comme un élément incontournable dans l’effectif merengue.
Mourinho dans la même configuration mercato qu’en 2010
Le retour de Mourinho coïncide avec la Coupe du monde, ce qui lui offrirait une longueur d’avance sur le marché des transferts. La même configuration s’était présentée lors de son arrivée en 2010, lorsqu’il avait recruté Sami Khedira et Mesut Özil. Le premier avait rejoint le club depuis Stuttgart pour 15 M€ après une excellente Coupe du monde ; le second venait du Werder Brême et était devenu le partenaire idéal de Cristiano Ronaldo.
Cette fois encore, Mourinho disposera d’une fenêtre d’observation privilégiée lors du tournoi pour identifier des profils susceptibles de briller. La priorité absolue sera la défense. Éder Militão est blessé et pourrait manquer six mois de compétition. David Alaba ne devrait pas non plus rester au club. Dani Carvajal, lui, a annoncé son départ après plus de deux décennies de carrière dans la capitale espagnole, le capitaine laissera un vide considérable sur le flanc droit, qui devra obligatoirement être comblé sur le marché.
L’avenir de Federico Valverde constitue une autre inconnue, et le PSG serait sur le coup. Suite à sa bagarre avec Tchouaméni, son futur au Real Madrid est incertain, plusieurs grands clubs européens s’étant déjà manifestés. Un départ du milieu uruguayen obligerait le club à recruter à son poste.