De Ferenc Puskas à Kylian Mbappé, en passant par Paolo Maldini, Andrés Iniesta ou Gianluigi Buffon, plusieurs légendes du football n’ont jamais soulevé le Ballon d’Or. Voici le onze des légendes oubliés du Ballon d’Or.

A l’approche de la cérémonie du Ballon d’Or 2026, Top Mercato vous présente son onze des grands oubliés, qui n’ont jamais eu l’honneur de remporter ce trophée.

Pour le composer, nous avons retenu uniquement les joueurs qui étaient éligibles au moment des votes. Pelé, Diego Maradona, Zico et Romario ne figurent donc pas dans cette sélection, puisqu’ils n’entraient pas dans les critères d’attribution de l’époque, le trophée étant réservé aux Européens jusqu’en 1994. Un onze de rêve, forcément subjectif, où les choix ont parfois été particulièrement difficiles.

Henry et Lewandowski sacrifiés : un choix crève-cœur à la pointe de l’attaque

Ferenc Puskas s’impose comme notre avant-centre. Le choix peut surprendre à l’heure où Robert Lewandowski et Thierry Henry reviennent régulièrement dans les discussions sur les grands oubliés du Ballon d’Or. Mais l’ancien buteur hongrois, légende du Real Madrid et de la sélection magyare, mérite pleinement sa place dans cette équipe.

Deuxième en 1960, cinquième en 1956 et septième en 1961, il a marqué son époque par son efficacité exceptionnelle, notamment avec le Real Madrid, qu’il a aidé à remporter trois Coupes d’Europe des clubs champions.

Lewandowski possède évidemment une candidature très solide. Deuxième en 2021, le Polonais a surtout vu disparaître une occasion majeure en 2020, lorsque France Football a annulé la cérémonie en raison de la pandémie de Covid-19. Une décision qui a laissé un goût amer au buteur du Bayern Munich, qui était le grand favori cette année là. Henry, lui, a terminé deuxième en 2003, troisième en 2006 et quatrième en 2004. L’ancien attaquant d’Arsenal et du FC Barcelone aurait lui aussi mérité une place dans notre onze.

La concurrence ne s’arrête pas là. Zlatan Ibrahimovic, quatrième en 2013, Samuel Eto’o, cinquième en 2005 et 2009, Raúl, deuxième en 2001, ou encore Dennis Bergkamp, deuxième en 1993, ont également marqué l’histoire sans décrocher la récompense individuelle suprême. Luis Suaez, Francesco Totti, Alessandro Del Piero, Fernando Torres, Ruud van Nistelrooy et Sergio Agüero complètent cette liste de prétendants crédibles, tout comme Antoine Griezmann, troisième en 2016 et 2018. Difficile de tous les faire entrer dans une seule équipe.

Deux légendes espagnoles et un maestro italien dans un milieu qui n’a jamais remporté le Ballon d’Or

Au milieu de terrain, notre équipe-type récompense évidemment Xavi et Andrés Iniesta, les deux architectes du jeu du FC Barcelone et de l’Espagne, qui ont dominé leur époque sans jamais décrocher le Ballon d’Or. Xavi a terminé troisième trois années consécutives, de 2009 à 2011. Iniesta a atteint la deuxième place en 2010, entre Lionel Messi et les autres prétendants, avant de finir quatrième en 2011 et troisième en 2012. Son sacre manqué en 2010 reste particulièrement discuté, après son rôle majeur dans le titre mondial espagnol et son but décisif en finale de la Coupe du monde.

Sergio Busquets, autre pilier de cette génération, a lui aussi été écarté. Le fait qu’il n’ait jamais dépassé la 20e place du classement traduit son rôle souvent sous-estimé. Nous lui préférons Andrea Pirlo, cinquième en 2007 et septième en 2012. Le maestro italien a incarné une autre manière de contrôler les matchs, avec une qualité de passe et une lecture du jeu exceptionnelles en regista.

Le trio anglais formé par Steven Gerrard, Frank Lampard et David Beckham aurait aussi eu son mot à dire. Lampard a terminé deuxième en 2005, Gerrard troisième la même année et Beckham deuxième en 1999. Wesley Sneijder, quatrième en 2010, a également manqué de peu la récompense après une saison couronnée par la Ligue des champions avec l’Inter et une finale de Coupe du monde. Toni Kroos, neuvième en 2024,Yaya Touré, douzième en 2012 et 2015, Paul Breitner, deuxième en 1981, et Frank Rijkaard, troisième en 1988 et 1989, complètent cette longue liste de milieux de terrain oubliés.

Robbéry, l’un des duos oubliés du Ballon d’Or

Sur les ailes, Arjen Robben occupe le côté droit de notre équipe. Quatrième du Ballon d’Or en 2014, le Néerlandais a longtemps été l’un des joueurs les plus difficiles à arrêter en Europe malgré son physique fragile. Sa patte gauche, ses accélérations et sa capacité à faire basculer les grands rendez-vous ont marqué le Bayern Munich, notamment lors de la conquête de la Ligue des champions en 2013.

À gauche, nous avons choisi Kylian Mbappé, qui est le seul membre de ce onze à pouvoir encore remporter le Ballon d’Or. Le Français a déjà terminé troisième en 2023, quatrième en 2018 et sixième à trois reprises, en 2019, 2022 et 2024. Il devance son compatriote Franck Ribéry, qui aurait pu retrouver Robben dans notre équipe.

Troisième en 2013, l’ancien international français avait tout gagné avec le Bayern cette année-là : Bundesliga, Coupe d’Allemagne et Ligue des champions, avant la Coupe du monde des clubs. Il avait également été élu meilleur joueur UEFA en Europe. Mais le FIFA Ballon d’Or lui avait échappé au profit de Cristiano Ronaldo, devant Lionel Messi. Une troisième place qui continue de susciter des débats, d’autant que Ribéry avait dominé le vote des journalistes.

Une équipe type alternative des oubliés du Ballon d’Or

Le choix de Mbappé ne doit pas faire oublier non plus Neymar, troisième en 2015 et 2017, ni Vinicius Junior, deuxième en 2024. Le duo de légendes de Liverpool, composé de Mohamed Salah et Sadio Mané, respectivement quatrième en 2025 et deuxième en 2022, aurait également pu prétendre à une place. Le polyvalent Angel Di Maria, dixième en 2014, figurent aussi parmi les candidats écartés sur les ailes.

Défense : les oubliés italiens à l’honneur dans l’équipe-type des absents du Ballon d’Or

Notre défense fait la part belle aux légendes italiennes. Paolo Maldini, troisième en 1994 et 2003, incarne la longévité au plus haut niveau. Franco Baresi, deuxième en 1989, complète l’axe avec sa science du placement. À leurs côtés, Cafu, l’homme aux 3 finales de Coupe du monde consécutives, et Roberto Carlos, deuxième au Ballon d’Or 2002, forment une association de latéraux offensifs redoutable.

D’autres défenseurs auraient pu prétendre à une place. Virgil van Dijk, deuxième en 2019, a échoué de peu face à Lionel Messi. Alessandro Nesta a terminé cinquième en 2000, Sergio Ramos sixième en 2017 et Carles Puyol onzième en 2010. Lilian Thuram, septième en 1998, Philipp Lahm, sixième en 2014, et Maicon, dixième en 2010, ont aussi marqué leur poste. Dani Alves, Marcelo, Achraf Hakimi, Jordi Alba, Rio Ferdinand, Marquinhos et Giorgio Chiellini n’ont jamais atteint le podium mais méritent d’être cités.

Enfin, dans les buts, Gianluigi Buffon s’impose naturellement. Deuxième en 2006, derrière Fabio Cannavaro, le gardien italien avait été l’un des grands artisans du sacre mondial de l’Italie. Manuel Neuer, troisième en 2014, Iker Casillas, quatrième en 2008, et Thibaut Courtois, septième en 2022, auraient également défendu notre cage avec de solides arguments.

Au terme de cette sélection, une évidence demeure : le palmarès du Ballon d’Or ne résume pas à lui seul toute l’histoire du football. Des générations entières de joueurs exceptionnels ont pu briller au sommet pendant des années sans jamais obtenir cette consécration individuelle. Et avec Mbappé toujours en activité, notre onze pourrait encore perdre l’un de ses membres dans les années à venir. Voire dès lundi ? Le Français fait après tout partie des favoris au Ballon d’Or 2026 !

L’équipe-type “moderne” des oubliés du Ballon d’Or avec uniquement des joueurs qui ont marqué la dernière décennie