L’OM doit composer avec un effectif court cette saison. C’est pourquoi Angel Gomes et Neal Maupay apparaissent comme des solutions peu satisfaisantes, mais pourtant indispensables à Bruno Genesio.

L’Olympique de Marseille aurait aimé tourner la page de plusieurs dossiers lors du dernier mercato estival. Neal Maupay et Angel Gomes font pourtant toujours partie du groupe de Bruno Genesio, malgré des prestations décevantes et une confiance fragilisée. Le problème pour le club phocéen est simple : avec un effectif limité en quantité, se séparer de ces deux joueurs sans leur trouver de remplaçants pourrait lui coûter cher.

Maupay et Gomes, un malaise qui ne règle rien

La défaite sur la pelouse du Sturm Graz (0-1), en Ligue Europa, a ravivé les critiques autour des deux joueurs, comme la fin du match contre Le Havre (4-3), même si Bruno Genesio a plutôt visé les jeunes, en louant l’attitude des cadres entrés en jeu. Angel Gomes, d’une manière générale, peine à donner du rythme au jeu marseillais, manque d’impact dans les duels et apporte trop peu dans les trente derniers mètres pour un joueur appelé à organiser l’attaque.

Le constat est différent pour Neal Maupay, dont le profil de numéro 9 ne suffit pas toujours à compenser ses limites dans le jeu. L’ancien Niçois peut peser sur une défense et participer au pressing, mais son efficacité devant le but reste déterminante pour justifier sa présence dans la rotation. Or, lorsque le n°11 manque ses occasions, son apport devient difficile à défendre.

Les deux joueurs figuraient parmi les éléments dont la direction aurait souhaité se séparer cet été. Leurs rémunérations et leur rendement sportif posent question. Une mise à l’écart collective, via un loft, avait même été envisagée en interne, sans être retenue par le staff de Bruno Genesio.

L’OM manque de solutions pour les remplacer

C’est là que le dossier se complique. Pour Angel Gomes, le problème ne se limite pas à ses performances individuelles. Le milieu anglais évolue dans un secteur où Marseille manque de concurrence et de profils capables d’apporter immédiatement davantage d’intensité, de verticalité et de maîtrise sous pression. Le remplacer suppose donc de recruter un joueur réellement supérieur, pas simplement de libérer une place dans le groupe.

Pour Neal Maupay, l’équation est similaire. Amine Gouiri reste une option offensive importante, mais l’OM a besoin d’une doublure fiable pour tenir la saison et absorber les absences. Vendre l’attaquant sans préparer sa succession risquerait de réduire encore les possibilités de Bruno Genesio, déjà contraint de bricoler certaines rotations.

Le cas Faris Moumbagna apparaît, lui, plus clair. De retour d’un prêt à Cremonese, l’attaquant camerounais n’a pas réussi à se rapprocher durablement du onze – 94 min de jeu en 7 apparitions -, et son avenir marseillais s’annonce compromis, comme relayé par L’Equipe, qui assure que le joueur “ne fait plus partie du groupe ni des plans pour la suite de la saison”. Un nouveau départ, sous la forme d’un prêt ou d’un transfert, est envisagé dès cet hiver, selon toute vraisemblance.

Le mercato hivernal comme dernier recours ?

L’OM devra donc arbitrer entre réduction de sa masse salariale et exigences sportives. Conserver des joueurs dont le rendement déçoit n’est pas une solution satisfaisante, mais les vendre sans anticiper leur remplacement serait tout aussi risqué. Le mercato hivernal pourrait permettre de débloquer ces situations, à condition de trouver des clubs intéressés et des solutions financièrement accessibles – et à condition de pouvoir recruter… Pour Marseille, l’enjeu dépasse les cas Maupay et Gomes : il s’agit de corriger les limites d’un recrutement qui a laissé trop peu d’alternatives à certains postes.

Le véritable échec serait de laisser partir ces deux joueurs sans avoir les moyens de faire mieux. L’OM a besoin de concurrence pour élever le niveau de son équipe. Pour l’instant, faute de solutions suffisantes, même ses indésirables restent difficiles à remplacer.