En clôture de la 32e journée de Ligue 1, l'Olympique Lyonnais a sombré sur la pelouse de Toulouse (3-0). Déjà passés à côté de leur finale de Coupe de la Ligue, les Gones ont complètement déjoué face à une équipe toulousaine, insolente de réalisme en début de rencontre. Avec ce succès, le TFC rattrape son adversaire du soir au classement et peut légitimement penser à l'Europa League. Pour l'OL, en revanche, le podium et la Ligue des champions s'éloignent.

Auteur d'un match minable en finale de la Coupe de la Ligue contre l'OM (0-1), l'Olympique Lyonnais a clairement affiché ses limites. Touché mais pas (encore) coulé, le club rhodanien n'a plus de gaz, d'idées ni même de génie. Le début de match contre Toulouse ne viendra certainement pas contredire ces propos. En déplacement au Stadium, les Gones entament le match au ralenti, sans même jouer presque. Insolents de réalisme, les Toulousains ne vont pas se priver de punir leur adversaire. Suite à deux erreurs lyonnaises de Umtiti et surtout de Dabo, auteur d'une véritable passe décisive, Sirieix, esseulé aux six mètres, ouvre le score d'un plat du pied droit (9e, 1-0). Sur sa toute première occasion, le TFC débloque la situation, sous le regard dépité d'un Rémi Garde sonné par ce but cruel. L'entraîneur lyonnais ne sera que plus désabusé à peine dix minutes plus tard. Regattin récupère le ballon suite à un centre trop fort et sert Sirieix. Le milieu toulousain dépose le cuir sur la tête de Rivière pour le but du break (22e, 2-0). Inoffensif, Lyon n'y est pas, comme contre l'OM ce week-end. Pour son 51e match cette saison, l'OL est transparent, maladroit et bien trop peu inspiré pour prendre la meilleure défense de Ligue 1 à revers.

Lyon ne se révolte pas et sombre

Pendant la pause, Rémi Garde tente un coup en sortant Gomis et Briand, au profit de Lisandro et Bastos. Toulouse n'en a que faire et manque même de plier la rencontre par l'intermédiaire de Machado et Rivière. Les nouveaux entrants lyonnais se mettent alors dans le bain, Bastos place une puissante frappe du gauche, dont il a le secret, impeccablement captée par Ahamada. La réaction des Gones est bien timide et manque clairement de convictions. Côté Toulousains, en revanche, on se montre tranchant et quelque peu chanceux, il est vrai. Après avoir miraculeusement récupéré le ballon suite à un coup de billard dans la surface de l'OL, Sissoko enroule du droit mais ne cadre pas sa frappe. Lyon était tout proche de craquer. Puis de revenir. Par deux fois, B.Koné et Gonalons s'essayent de la tête mais ne trouvent pas les filets. Lyon ne revient pas dans le match, et perd définitivement. Après un premier avertissement sans frais suite à un cafouillage dans la défense, les Gones encaissent un troisième but. Parti seul au but, malgré une position de hors-jeu non sifflée, Bulut crucifie Lloris et parachève le succès probant du TFC. Lyon est KO et ne méritait pas mieux. Sur Canal+, Pierre Ménès parle même d'une “hécatombe cataclysmique” pour qualifier “le non-match de l'OL”. Les mots sont forts mais tellement justifiés. Avec cette défaite, les Rhodaniens voient le podium et la Ligue des champions s'éloigner, Lille (3e) est à six points. Ils sont même rattrapés au classement par leur adversaire du soir qui se place en trouble-fête dans la course à l'Europa League.

Etienne Andurand