Bayern Munich : Nagelsmann, Bild balance les noms des “frondeurs”

Écarté du banc du Bayern Munich la semaine dernière en pleine trêve internationale, Julian Nagelsmann aurait bel et bien été lâché par une partie de son vestiaire selon la presse allemande. 
Si le licenciement d'Antonio Conte à Tottenham était plutôt prévisible après son énorme coup de gueule contre ses joueurs et sa direction, celui du désormais ex-entraîneur du Bayern Munich l'était beaucoup. Lâché par sa direction puis remplacé par Thomas Tuchel, Nagelsmann affichait pourtant un bilan satisfaisant depuis le début de la saison avec 8 victoires en 8 matchs de Ligue des Champions (quarts de finale à venir contre Manchester City), une 2e place en Bundesliga juste derrière le Borussia Dortmund et une qualification pour les quarts de finale de la Coupe d'Allemagne (le 4 avril face à Fribourg). Les dirigeants étaient visiblement déçus par les résultats de l’équipe en championnat et Sky Germany croit savoir que la direction a vu rouge lorsque le jeune technicien allemand s'est permis de profiter d’un séjour au ski en Autriche durant cette trêve internationale alors que les non-internationaux continuent de s'entraîner.

Six frondeurs dans le vestiaire ?

La presse allemande précise par ailleurs que l'un des arguments ayant fait mouche aux yeux des dirigeants du Bayern Munich concerne le vestiaire. Au moins six joueurs auraient poussé en coulisses pour provoquer le départ du jeune technicien allemand. Même si plusieurs cadres ont soutenu Nagelsmann jusqu'au bout à l'image de Thomas Muller et Joshua Kimmich, Bild explique Manuel Neuer et sa doublure Sven Ulreich faisaient partie des frondeurs. Dans cette liste, on retrouve également Serge Gnabry, Sadio Mané, Leroy Sané, Jamal Musiala et Joao Cancelo. Le latéral portugais, prêté par Manchester City, réclamait par exemple plus de temps de jeu alors que d'autres avaient un peu de mal avec les méthodes de management de leur coach.

La version officielle du Bayern

Par la voix de son président, Oliver Kahn, le champion d'Allemagne avait justifié cette décision d'une manière beaucoup plus pragmatique. “Nous sommes arrivés à la conclusion que la qualité de notre équipe – malgré le titre en Bundesliga l'an dernier – est de moins en moins mise en avant. Depuis la Coupe du monde, les résultats et le spectacle n'ont pas été à la hauteur. Le manque de régularité dans les performances a jeté un doute sur nos objectifs pour cette saison, mais aussi sur nos objectifs pour l'avenir. C'est pourquoi nous avons décidé d'agir maintenant”, avait-il expliqué vendredi dernier.

Romain Boselli
Journaliste radio depuis 2010 (Europe 1-RFM), j'ai toujours gardé par ailleurs ce plaisir de rédiger des articles sur le football et le sport en général. Rédacteur web sur Top mercato depuis une dizaine d'années, j'interviens également dans une école de journalisme pour former les professionnels de demain à Montpellier. Particularité : grand fan de l'équipe de France !