Affaire du baiser forcé : Rubiales met la pression et trouve un soutien de prestige !

Le scandale n'est pas encore retombé : après le sacre de l'Espagne lors de la Coupe du monde féminine, le président de la Fédération espagnole, Luis Rubiales, s'est signalé d'une très mauvaise façon, en embrassant de force, sur la bouche, une joueuse de son équipe, Jennifer Hermoso.

L'attaquante a ensuite indiqué, dans un live sur un réseau social, ne pas avoir aimé l'action à son égard de la part de son président, tout en affirmant que c'était un geste “d'amitié” et de “gratitude”. Initialement, Luis Rubiales a justifié son baiser “sans méchanceté”, en taclant et insultant les gens émettant des critiques à son encontre. Puis, un peu plus tard, l'Espagnol de 45 ans a (enfin) ouvert les yeux et a présenté ses excuses dans une vidéo.

La ministre du Travail espagnole, Yolanda Diaz, a elle appelé à la démission du dirigeant devant une attitude “inacceptable”.

Pression et fausses déclarations

Selon les informations de Relevo, il s'est passé diverses choses entre le geste inconsidéré de Luis Rubiales et ses excuses publiques. Le média révèle que le dirigeant né à Las Palmas a supplié la joueuse Jennifer Hermoso d'apparaître avec lui sur sa vidéo d'excuse. En vain. L'attaquante, pas sensible aux arguments de Luis Rubiales, qui a affirmé pouvoir perdre son poste, a tenu bon en refusant.

C'est ensuite le sélectionneur espagnol, Jorge Vilda, qui a approché la famille de l'attaquante pour régler cette histoire, là aussi en vain. Pire : le communiqué partagé par la Fédération espagnole, contenant des propos de la joueuse excusant Luis Rubiales – “Le président et moi avons une très bonne relation, son comportement avec nous a été excellent et c'était un geste naturel d'affection et de gratitude” – n'ont jamais été tenus, ni à l'oral ni à l'écrit, par la joueuse du CF Pachuca.

Malgré la pression mise par Luis Rubiales ou son entourage, Jennifer Hermoso ni sa famille ne se sont jamais prononcés en faveur de ce dernier.

Une figure du Bayern Munich au secours de Rubiales

Malgré tout, le dirigeant a reçu du soutien depuis le Bayern Munich. Karl-Heinz Rummenigge a en effet minimisé l'impact du geste du dirigeant : “Je pense qu'il ne faut pas exagérer. Lorsqu'on devient champion du monde, on est sous le coup de l'émotion. Et ce qu'il a fait là est – désole, si vous permettez – tout à fait correct. Quand nous avons gagné la Ligue des Champions, j'ai embrassé des hommes – pas sur la bouche, certes – par joie”.

Il n'y a donc pas de rapport entre les deux actions… Le geste de Luis Rubiales est dérangeant, et pourrait lui coûter son poste.

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