OM : “On avait une consigne à la mi-temps…”, la confidence d’un cadre

En infériorité numérique et avec un Kylian Mbappé aux abonnés absents, le Paris Saint-Germain a remporté le 107ème Classico sur la pelouse de l'Olympique de Marseille dimanche (0-2). Une soirée forcément amère pour les hommes de Jean-Louis Gasset.

Après une très bonne première mi-temps des Olympiens et alors que Lucas Beraldo a été exclu par Benoit Bastien, on se dit que c'est peut-être le bon moment pour l'OM de remporter son premier Classico à domicile depuis 2011 en Ligue 1. Finalement, même à dix contre onze, le PSG va réussir à frapper par deux fois en contre-attaque pour signer un nouveau succès en terre marseillaise.

Naturellement, c'est un Jean-Louis Gasset frustré qui s'est présenté au micro de Prime Video après la rencontre. “Il y a beaucoup de frustration. Tout le monde me parle de la période à 11 contre 10, mais on avant on est bien dans le match. On récupérait bien le ballon malgré leur talent offensif. On a eu trois ou quatre situations de contre où on doit mieux maîtriser, être plus efficace. À onze contre dix, il est dur de se prendre des contres alors qu’on les accule dans leurs trente mètres. On devait être beaucoup plus concentrés“, a pesté le technicien français.

“On a fait le match qu'on voulait faire”

D'autant plus que le coach marseillais avait visiblement prévenu ses hommes à la mi-temps sur la capacité du PSG a frappé en contre-attaque. “C’est dommage, car on les a regardés dans les yeux. On a fait le match qu’on voulait faire, a confessé Jordan Veretout.  On avait une consigne à la mi-temps de ne pas perdre le ballon bêtement et surtout en contre, car cela va très vite devant. C’est ce qui nous a fait mal ce soir. Ils ont eu deux contre-attaques et ils marquent deux buts. Et nous, on n’arrive pas à marquer.

L'OM a encore perdu du terrain sur des équipes comme Brest, Monaco ou Lille ce week-end. Aller chercher une place européenne sera de plus en plus compliqué.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.